Les films de Tom Hanks ont rapporté 8,5 milliardsde dollars. Aucun autre acteur n’a jamais fait mieux.

Charlie Wilson . 22.00

Au cinéma, Tom Hanks est un peu l’équivalent de Roger Federer au tennis ou d’Eddy Merckx au cyclisme : un géant. À la réussite professionnelle inouïe. 67 prix d’interprétation garnissent sa cheminée. Dont deux Oscars (sur cinq nominations) du meilleur acteur, glanés pour Philadelphia en 1994 et pour Forrest Gump l’année suivante. À ce jour, ses films ont cumulé des recettes mondiales de 8,5 milliards de dollars, faisant de lui le champion incontesté du box-office de tous les temps. Son étoile brille tellement fort dans le ciel hollywoodien que des astronomes ont donné son nom à l’astéroïde 12818. Faire mieux que cela paraît quasiment impossible. Il a tout gagné. Ou presque.

Dans son impressionnante vitrine de trophées manque le Tony Award du meilleur comédien théâtral. Il était nominé pour ses débuts sur les planches dans la toute dernière création de Nora Ephron, Lucky Guy. Mais s’est fait devancer par Tracy Letts, dont la performance dans Qui a peur de Virgina Woolf ? a été couronnée ce 9 juin. Il reste donc un objectif à atteindre pour le grand Tom dans les années prochaines. Du moins, si le cinéma lui en laisse un peu le temps. En 2013 et 2014, il devrait apparaître à l’affiche de six films. Rien que ça.

Deux d’entre eux au moins raviront les enfants. Il doublera à nouveau le cow-boy Woody dans Toy Story 4, un projet encore tenu top secret, et dans Toy Story of Terror, un téléfilm qui voit tous ses potes jouets disparaître dans un étrange motel en cette fin d’année 2013.

Plutôt porté sur les suites, il réincarnera aussi le spécialiste du décryptage Robert Langdon dans le nouveau prolongement du Da Vinci Code et d’Anges et démons, Le symbole perdu.

En attendant ces grands projets, on le verra en Walt Disney dans Saving Mr Banks, un long métrage de John Lee Hancock sur l’adaptation de Mary Poppins par l’Oncle Walt. Ensuite, il promènera sa moustache sur un navire pris d’assaut par les pirates au large de la Somalie dans Captain Phillips. Enfin, il incarnera le tout premier ambassadeur envoyé par les États-Unis à la rencontre d’Adolf Hitler avant que celui-ci ne commence sa conquête sanglante de l’Europe. Un film signé Michel Hazanavicius et intitulé In the Garden of Beast.

Cela ne devrait pas laisser beaucoup de temps à la superstar de 56 ans pour renouveler l’expérience théâtrale et décrocher un Tony. Mais en a-t-il vraiment besoin ?

Patrick Laurent