Raoul Hedebouw, PTB, dénonce “un budget de routine” qui ne fait pas la part belle à la solidarité

La méthode… c’est le premier des (nombreux) reproches émis par le chef de groupe PTB au collège PS-CDH. Pour Raoul Hedebouw, en effet, “à aucun moment, la population n’a été consultée. Le collège du bourgmestre et des échevins se trouve au centre de gravité de toutes les décisions”.

Pas de hasard dans la logique du PTB dès lors d’être confronté à un budget “de routine. Le seul chiffre qui a changé depuis l’an dernier, c’est l’année, on est passé de 2012 à 2013. Après les grandes déclarations du projet de ville, nous voici retombés dans la réalité”.

Que manque-t-il dans ce budget selon Raoul Hedebouw ? De “l’urgence sociale”. “Comment comprendre un budget où l’on donne 125 € par habitant pour l’aide sociale alors que 289 € sont dédiés la sécurité ?”, s’interroge-t-il.

Un autre chiffre choque au sein du parti, celui des montants relatifs aux taxes. “En effet, lorsqu’on additionne les montants des taxes qui touchent les entreprises, on arrive à 6,2 millions.” Si on additionne les taxes payées par les travailleurs et les petits indépendants, “nous arrivons à un montant de 112 millions”.

Et de s’inquiéter enfin pour l’enseignement : “l’échevinat semble avoir fait le choix d’abandonner l’enseignement secondaire pour consacrer tous ses investissements – certes nécessaires – au primaire. Au moins, on pourra dire que ces choix budgétaires sont conformes au projet de ville qui donnait la part belle aux écoles supérieures”.

M. B.