Les Red Panthers se sont inclinées (3-0) sans, néanmoins, démériter

Être en route vers le top ne veut pas dire qu’on y est déjà. C’est en substance ce que déclarait Pascal Kina à l’issue de la rencontre entre la Belgique et l’Allemagne. La défaite sur le score de 3-0 situe bien le trou qui sépare les deux équipes. Pourtant, au décompte des occasions de but et des pénétrations dans le cercle, l’égalité est presque parfaite. C’est au niveau du réalisme que se situe la différence.

La rencontre débute sur un mode mineur, avec peu d’occasions dans le premier quart si ce n’est un tir allemand, à la 4e minute, de peu à côté et un revers qui aurait pu être gagnant si Erica Coppey n’avait hésité à tirer. Les Belges semblent contrariées par le stress alors que les Allemandes se montrent plus sûres. Elles trouvent l’ouverture à la 18e lorsque Muller, oubliée à droite, ajuste D’Hooghe. À la 24e, elles obtiennent un stroke contestable pour une faute de corps de Stéphanie De Groof alors que la balle avait touché la main collée au stick de la joueuse. Bachmann place la balle dans la lucarne.

Ce but a le don de réveiller nos compatriotes qui reproduisent, alors, le hockey qu’elles ont l’habitude de montrer. Elles obtiennent un pc à la 29e et pénètrent à plusieurs reprises dans le cercle allemand, sans se montrer vraiment dangereuses. La reprise voit les Allemandes obtenir un pc que D’Hooghe écarte brillamment du stick. Elle ne peut pourtant rien sur un centre-tir allemand que Fobe dévie dans son propre but. Il y a encore vingt-cinq minutes à jouer pour redresser la situation.

Les lignes arrière et médiane relancent sans cesse vers l’avant mais sans beaucoup de succès. Un pc de De Groof est repoussé par les guêtres de la gardienne allemande, un autre sleep de De Scheemaekere échoue à côté. Dans les dix dernières minutes, les Panthers obtiennent trois occasions franches, mais il était dit que les balles ne rentreraient pas. La défaite est logique mais dure à avaler pour les joueuses qui veulent toutes retirer les leçons du jour.

“Nous avions la volonté de nous donner à fond, mais ça ne se voyait pas. Nous avons commis de grosses fautes techniques. Nous courions avec la balle au lieu de courir sans. Nous avons obtenu des occasions et nous ne les avons pas marquées…” conclut Barbara Nelen.

Ph. D.