John Carter. Une superproduction médiocre qui semble plagier de très nombreux films à succès

SCIENCE-FICTION JOHN CARTER RÉSUMÉ. Au sortir de la guerre de Sécession, le capitaine John Carter déserte pour tenter de découvrir la mythique mine d’or de l’araignée. Mais alors qu’il pense arriver à ses fins, il se trouve transporté sur Baarsoom. En fait, le nom local pour la planète Mars. Pas aussi morte qu’on veut nous le faire croire. Et en proie à une guerre sans pitié entre les Bleus, équipés d’une arme invincible, et les Rouges, de plus en plus acculés. Carter, lui, est fait prisonnier de géants verts au look d’insectes dont le chef est un Jeddak. Seul être doté de la capacité d’effectuer des bonds gigantesques, Carter sauve la princesse rouge Dejah Thoris traquée par les vaisseaux des forces du mal.

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NOTRE AVIS. Le scénario vous rappelle quelque chose ? Normal : les aventures de John Carter, écrites par Edgar Rice Burroughs entre 1912 et 1917, ont très largement inspiré George Lucas pour Star Wars. Le parallélisme devient cependant gênant quand Andrew Stanton, le réalisateur du chef-d’œuvre d’animation Wall-E, en profite pour rendre hommage à l’hexalogie en reproduisant intégralement certaines scènes de La Guerre des étoiles (la poursuite à dos de motos volantes entre les pieds d’une machine monstrueuse, la reproduction fidèle du bruit des vaisseaux dans l’espace – alors que tout le monde sait qu’ils n’en font pas – ou la mise à mort du héros dans une arène géante, pour n’en citer que quelques-unes).

Pire : John Carter fait des bonds géants comme Hulk, se déplace d’une planète à l’autre comme dans Stargate, donne parfois l’impression de sortir d’Avatar ou d’évoluer dans les décors du Seigneur des anneaux. Toutes ces références sont tellement appuyées qu’on n’arrête pas de sortir de l’histoire.

Dès lors, la qualité médiocre des effets spéciaux, le côté vieillot de l’intrigue, les relations désuètes entre les personnages et les incohérences du scénario (pourquoi un méchant, équipé par une déesse d’une arme invincible, ne parvient-il pas à battre un ex-cow-boy dont le seul atout consiste à pulvériser les records du monde de saut en hauteur ?) sautent encore plus aux yeux.

Pour les petits, qui n’ont vu aucun des classiques cités plus haut, cette aventure est sans doute acceptable. Mais pour les autres, cela ressemble surtout à un plagiat géant peu inspiré et peu captivant.

Patrick Laurent

Même les effets spéciaux ne répondent pas à l’attente. Attention, flop en vue… Disney