La grève a été suspendue suite à une entrevue entre direction et syndicats

ENTREPRISESNIVELLES Les magasins de l’enseigne Carrefour ne connaîtront pas de perturbations dans leur approvisionnement ce week-end. Jeudi, la question pouvait se poser puisque les travailleurs de Logistics Nivelles, ces énormes entrepôts de Nivelles Sud à partir desquels les Carrefours sont livrés, étaient en grève.

Mais vendredi, lors d’une assemblée générale, le personnel a décidé de reprendre le travail, vu les promesses faites par la direction lors d’une rencontre préalable avec les syndicats.

Le chômage économique envisagé ne sera pas pour tout de suite : la direction s’est engagée à réfléchir encore, en prenant en compte la proposition syndicale d’une réduction collective du temps de travail.

Les responsables reviendront vers les travailleurs en octobre. On se souviendra que ce qui a provoqué le mouvement de grogne, jeudi, est l’annonce d’un recours au chômage économique pour les employés. Une première chez Logistics, mais la direction considérait qu’avec le travail disponible actuellement, il y a 60 postes en surplus sur le site de Nivelles.

Pour la CNE, le chômage économique allait précariser les travailleurs, et les obliger à une flexibilité toujours plus forte, alors que d’autres solutions pouvaient être envisagées pour régler les soucis actuels de l’entreprise.

Selon le syndicat chrétien, la piste la plus simple est une réduction collective du temps de travail, sous les 38 heures hebdomadaires, sans perte de salaire. Cette possibilité est prévue dans la loi, et elle prévoit en parallèle des diminutions de cotisations pour l’employeur. Qui réaliserait donc des économies et garderait sa main-d’œuvre motivée, alors que les travailleurs conserveraient leur salaire et leur emploi.

Rien n’est fait : à ce stade, la direction a juste promis d’y réfléchir. Des réunions seront organisées pour arriver à une nouvelle décision en octobre. “En tout cas, pour le personnel, il n’est pas question de revenir avec ce chômage économique : personne ne veut en entendre parler”, indique Didier Lebbe, de la CNE.

Vincent Fifi