Salve de réserves sur le grand stade national, hier, au parlement bruxellois. Rassurés, les députés ?

POLITIQUEBRUXELLES Quel sera le timing du grand stade de 55.000 places, qu’en vertu du séminaire d’Ostende, le gouvernement veut sur le parking C ? “Quel sera l’avenir de l’athlétisme en région bruxelloise ?” (cf. Didier Gosuin) Comment se géreront les volets mobilité (“Avez-vous prévu un plan mobilité en cas d’activité multiples ?”, a avancé le socialiste ixellois, Béa Diallo), sécurité et investissements de l’enceinte ? Etc.

Hier matin, les craintes sur l’avenir footeux du plateau du Heysel ont fusé, dans les rangs des parlementaires régionaux. L’un dans l’autre, les 16 intervenants qui, toute la matinée, ont asséné réserves et questionnements exigèrent un calendrier aussi précis que possible de cette volonté sportive sur le parking C en particulier, que sur l’aménagement des alentours, en général. Non sans redouter quelque entourloupe...

“Ne risque-t-on pas de retomber dans des mesquineries politiques ?”, questionna encore le Premier auderghemois, alors même que Bertin Mampaka (CDH, ex-échevin des Sports de la Ville) relayait, poliment, un sentiment : “Sous le manteau, on murmure que vous vous êtes fait...”

Rien de tout cela, se sont un rien rassurés les député(e)s en découvrant, dans l’après-midi, la répartie du patron de l’Olivier, Rudi Vervoort (PS), qu’un Vincent De Wolf (MR) avait félicité “d’avoir fait un événement d’une carence”.

Un : l’horizon 2020 imposa littéralement l’option du parking C. Deux : oui, ce plan A auquel il croit, le ministre président l’avait préparé en prenant contact avec fédéral et Région flamande. Et des rendez-vous d’être encore planifiés. Trois : profiter de “l’engouement des Diables” n’est pas nier les difficultés. Quatre : la date butoir relève de l’évidence, puisque l’Union belge doit, en septembre 2013, rentrer sa candidature pour l’Euro 2020. Cinq : si “l’athlétisme n’échappe pas à la marchandisation du sport”, le gouvernement reste ouvert à toute solution pour le Van Damme. Six : le financement du stade de foot passera par un partenariat public-privé. “Sans apport régional.” “Un débat hypocrite !”, a classé d’une traite Fouad Ahidar (SPA).

Guy Bernard