En 2004, 141 petits Chinois avaient été adoptés, contre deux en 2012

ENFANCEBRUXELLES L’adoption est en baisse continue depuis 2004 en Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour arriver en 2012 à un chiffre de 171 adoptions jamais atteint. En 2011, 217 adoptions avaient été réalisées. En 2004, par contre, 366 dossiers avaient été bouclés.

Il semble que l’une des raisons concerne l’évolution dans certains pays émergents : “Ces pays émergents ont vu l’apparition d’une classe moyenne qui a elle-même recours à l’adoption dans son propre pays”, explique-t-on au cabinet d’Evelyne Huytebroeck, la ministre en charge de ce dossier à la Fédération Wallonie-Bruxelles. À titre d’exemple, si, en 2004, des Belges francophones avaient adopté 141 enfants venus de Chine, en 2012 ils n’étaient plus que deux.

La ministre souhaite, dès lors, mettre en place un nouveau décret. Pas de révolution de palais mais plutôt une adaptation aux réalités actuelles : “La philosophie reste inchangée : l’intérêt de l’enfant prime sur tout le reste, comme le prévoit la Convention de La Haye. Nous allons insuffler davantage d’égalité, de cohérence et de transparence dans la procédure et obliger les organismes à justifier leurs choix en cas de refus d’encadrement. Les parents ont le droit de comprendre et de savoir pourquoi leur dossier n’est pas accepté.”

On peut constater ces dernières années des déplacements sensibles au niveau des pays dont sont originaires les enfants adoptés par des personnes résidant en Fédération Wallonie-Bruxelles.

En effet, l’Afrique représente désormais plus de la moitié des adoptions internationales : 50,9 % en 2011 et 66,7 % en 2012. “Si on la compare aux années précédentes, cette évolution est encore plus impressionnante. L’évolution de la situation des adoptions dans nombre de pays d’origine traditionnels (tels que la Chine, la Thaïlande, l’Inde) a donc amené l’ACC et les OAA à développer d’autres partenariats, principalement en Afrique : Burkina Faso, Congo (RDC), Côte d’Ivoire, Maroc, Niger, Nigeria et Togo. Même si ces nouveaux partenariats se caractérisent par leur faible ampleur (chaque nouvelle collaboration ne concernant en effet qu’au maximum une dizaine d’adoptions par an), ils ont permis d’atténuer la diminution du nombre d’adoptions dans la Fédération Wallonie-Bruxelles.”

S. Ta.