Ils ont survolé le 500e match de leur histoire en mettant une Fanny 30-0

TESTCHRISTCHURCH On croyait que le cours des choses, la longue histoire des revers tricolores au pays du long nuage blanc pouvait s’inverser hier matin après la piètre copie rendue par les All Blacks, pourtant victorieux 23-13 la semaine dernière à Auckland. Détrompez-vous bonnes gens, la Nouvelle-Zélande a mis les points sur les i hier à Christchurch en laminant les Bleus 30-0. Envolées les illusions perdues de l’enfer de l’Eden, les All Blacks ont, cette fois, survolé les débats, pour le 500e match de leur histoire organisé dans la ville martyre de Christchurch, qui porte encore les stigmates d’un terrible séisme en février 2011.

Trompés et trempés sur toute la ligne. Car, sous une pluie fine, la bande à Debaty a pris l’eau dans la plupart des secteurs (touche, ballons hauts, animation offensive ou en commettant de nombreuses fautes de main). Et incapables de concrétiser leurs temps forts – rares il est vrai – comme en début de seconde période sur une interminable séquence de picks and go stérile sur la ligne des 5 m kiwi conclue par une tentative de drop de Frédéric Michalak bloquée par les bras de Sam Cane. Sur la contre-attaque menée à 100 à l’heure, les All Blacks inscrivaient leur 2e essai du match par Ben Smith.

Et le marquoir de n’afficher que 10-0 à la pause, cause d’un manque réalisme en dépit de nombreuses occasions d’essai malgré un début en fanfare; Julian Savea aplatissant dans l’en-but un coup de pied à suivre de Ma’a Nonu. Moins de déchets dans les passes, une défense resserrée, un jeu au pied quasiment parfait, les Blacks mirent constamment sous pression les rideaux défensifs français. Moins sevrés de ballons au fils des minutes, les hommes de Philippe Saint-André furent cependant pris en contre en contre quand Beauden Barrett concluant entre les poteaux une remontée de quasiment 100 m en fin de rencontre. Les Bleus n’ont qu’une semaine pour trouver des réponses et sauver l’honneur de la tournée, puisqu’ils défient encore les Blacks samedi prochain à New Plymouth.

Thierry Weber