L’église, bijou du patrimoine a été en rénovation durant 40 ans

PATRIMOINE NAMUR L’église Saint-Loup de Namur fait partie du patrimoine majeur de la Région wallonne. C’est un chef-d’œuvre d’architecture jésuite. Et puis, elle est chargée émotionnellement puisque c’est dans cette église que Baudelaire a ressenti les premiers symptômes du mal qui devait l’emporter…

La restauration de l’église Saint-Loup est une histoire de longue haleine qui a duré plus de 40 ans ! La première phase s’est ainsi terminée en 1984 : celle-ci portait sur une partie de la maçonnerie et des toitures ainsi que le nettoyage des voûtes.

Depuis la fin de cette première phase, les étapes se succèdent : restaurations des maçonneries extérieures, rénovation intérieure et traitement contre la mérule, mise en cire des marbres et remise en état de la sacristie et boiseries; enfin, peinture et création d’un sas d’entrée en verre.

Depuis une dizaine d’années, l’heure était à la rénovation des confessionnaux qui datent des XVIIe et XVIIIe siècles, ultime étape de ces travaux marathon : plus de 200 pièces étaient à recoller, outre une cinquantaine qui étaient perdues et qu’il a fallu reconstituer sur base de modèles.

Ainsi manquaient des têtes d’anges qui ont été refaites sur base de modèles d’époque. Les confessionnaux ont aussi été nettoyés avant la pose d’une couche de vernis final. Trois ateliers de restauration ont mis la dernière main à cette restauration des confessionnaux baroques de l’église Saint-Loup. Alain de Winiwakter (Bierges) mais aussi Olivier Delroisse et Denis Taquin (Art Restauration, Laeken).

Ces confessionnaux, qui datent des XVIIe et XVIIIe siècles, constituent assurément un patrimoine exceptionnel en Wallonie. Ils étaient en restauration depuis une dizaine d’années. L’ensemble de la restauration de l’église a coûté quelque cinq millions d’euros dont 95 % assumés par la Région wallonne et les 5 % restants par la Ville de Namur. Inutile de vous précipiter pour vous confesser : si les confessionnaux ont retrouvé leur superbe, ils ne servent plus au culte.

A.-F. So.

Les confessionnaux étaient en restauration depuis près d’une dizaine d’années. Somers