Nathan et Déborah suivent une formation qui prépare aux métiers de prévention avec, à la clé, la quasi-certitude de trouver un emploi

FORMATIONANDERLECHT “Code Flash, code Flash !”, crie dans la radio, Déborah, un agent de sécurité. Avec son collègue Nathan, alors qu’ils patrouillaient dans un bâtiment, ils sont tombés nez à nez avec une voleuse en train de dérober un ordinateur. Celle-ci prend la fuite par une fenêtre. Une course-poursuite s’engage. La femme est interceptée un peu plus loin et maîtrisée jusqu’à l’arrivée de la police.

Cette scène à laquelle nous avons assisté est en réalité un examen de fin d’année. “C’était pas mal du tout. L’attitude était professionnelle, le triangle de sécurité a bien été respecté. Attention vous avez été séparé à un moment, ce qu’il faut éviter”, débriefe la voleuse qui est en fait une formatrice de la police.

En effet, Nathan et Déborah sont élèves dans une filière qui existe depuis seulement quatre ans et qui en pleine expansion : une 7e année technique de qualification qui prépare aux métiers de prévention et de sécurité (agent de gardiennage, steward de football, gardien de la paix, préparation aux épreuves de la police, etc.). Dispensée à l’institut Emile Gryson, sur le Campus du Ceria à Anderlecht, la filière connaît un succès grandissant. Objectif : passer à 24 élèves l’année prochaine, soit sextupler le nombre d’inscrit depuis la première année.

“On les entraîne à faires des rondes, des surveillances, des contrôles de personnes, des contrôles d’identité éventuellement, s’ils sont amenés à le faire plus tard, des descriptions de véhicules, de personnes…”, affirme Gwenoline Serol, coordinatrice de la 7e à l’Institut Emile Gryson. “Même les cours de néerlandais et d’anglais sont axés sur la pratique de la prévention et de la sécurité.”

Il faut dire que cette orientation dispose d’un avantage indéniable : l’assurance de trouver un emploi une fois son diplôme en poche. “Sur les 12 élèves sortis l’an dernier, 9 ont trouvé un emploi auprès de Securail et 3 auprès d’une école de police”, vante Gwenoline Serol.

Nathan Gonze