WAVRE

Les discussions semblent difficiles entre les ouvriers et la direction de Walibi

GRÈVE Un kangourou pendu, quelques braseros et autres calicots installés devant l’entrée 5 du parc d’attractions Walibi… Les ouvriers chargés de la maintenance du parc ont bien l’intention de se faire entendre par la direction.

Depuis mercredi dernier, ils sont en effet partis en grève. Et réclament, entre autres, une revalorisation des salaires – via le respect d’une grille salariale qui, selon eux, devait entrer en application en août dernier – et l’amélioration de leurs conditions de travail.

Une réunion, d’abord programmée lundi, s’est tenue avec la direction hier matin pendant... un quart d’heure à peine. “On ne pensait même pas qu’on allait nous écouter pendant 15 minutes”, explique Quentin Mazy, délégué CSC. “La direction refuse de discuter. Aucune de nos revendications n’a été accordée. Et la direction se retranche derrière des prétextes fallacieux pour ne pas accéder à nos requêtes. C’est le blocage complet.”

Du côté des responsables du parc d’attractions, on préfère tempérer. “La direction a écouté les revendications du personnel”, confie la porte-parole, Caroline Crucifix. “Elle est ouverte aux discussions pour trouver le plus rapidement une solution qui convienne à tous.”

Hier après-midi, les ouvriers entendaient bien poursuivre leurs actions. “On va continuer tel quel”, affirmait Quentin Mazy. “Et si la direction ne veut pas nous écouter, on envisagera d’effectuer des actions plus importantes. On va attendre quelques jours et, si la direction ne réagit pas, on passera à la vitesse supérieure dès la semaine prochaine.”

Actuellement, les firmes extérieures à Walibi sont interdites d’accès au parc. Les travaux d’Aqualibi sont donc à l’arrêt. Mais cela ne devrait pas retarder sa réouverture, prévue en avril 2011.

La direction a demandé que les ouvriers reprennent le travail. Pas sûr qu’ils acceptent.

Y. N.

Un kangourou pendu devant les grilles du parc d’attractions Walibi : une image symbolique qui démontre bien la détermination des ouvriers.