La date de péremption d’un aliment diffère parfois s’il est vendu ici ou outre-mer

Qui décide des dates de péremption des aliments et donc de la durée durant lesquels ils sont consommables ? Les producteurs. Aucune législation ne leur impose de respecter des normes précises en termes de durée.

Mais pour déterminer celle-ci, ils respectent bien sûr des conditions sanitaires strictes, multipliant les tests, s’assurant de la bonne conservation et du bon conditionnement du produit.

Dès lors, il est possible que des aliments semblables aient des durées de vie bien différentes, selon leurs conservateurs ou leur recette exacte. Et, plus surprenant, parfois pour un même aliment, produit le même jour, le producteur donne des dates de péremption différentes.

C’est ce qu’a souligné un reportage de France 2 sur le sujet. On y voyait un yaourt vendu en France qui était annoncé périmé 30 jours plus tard et le même yaourt de la même marque qui n’était annoncé périmé que 80 jours plus tard dans les Dom-Tom.

Des questions au Parlement ont d’ailleurs été posées, outre-mer, pour savoir pourquoi il y avait une telle différence.

Réponse du producteur : “Ce n’est pas discriminant pour les Dom-Tom, en Russie aussi ce produit a une durée de vie de 80 jours.”

Une réponse loin de satisfaire tout le monde, notamment les associations de protection des consommateurs françaises qui parlent de décisions “marketing” et “purement commerciales” des producteurs.

Pourquoi, en effet, si un produit peut être consommé pendant 80 jours, ne pas apposer une telle durée à l’ensemble des marchés où il est distribué – et dans ce cas, donc, en France ?

Les producteurs que nous avons interrogés ne répondent pas à cette question mais justifient plutôt les différences qui pourraient exister par des raisons géographiques ou climatiques.

Reste que, pour le consommateur, bien lire les étiquettes permet de moins gaspiller, ce qui est le nœud du problème, tant pour les associations de consommateurs que pour l’État français, en train d’agir sur la question.

Chez nous, on estime que chaque Belge gaspille de 15 à 20 kg de nourriture par an. Pour faire baisser ce chiffre, quelques conseils ou astuces suffisent pourtant, comme celles et ceux distillés sur le site de l’ULg où des fiches, dont nous nous sommes largement inspirés pour réaliser ces pages, détaillent très bien la durée de vie et l’importance des dates de péremption pour chaque aliment.

To. L.