BLANDAIN

Le train pourrait s’arrêter à Blandain. Près de là, travailleront bientôt 4.500 personnes

MOBILITÉ L’idée d’une réouverture d’un arrêt ferroviaire à Blandain avait été émise lors de l’élaboration du schéma d’accessibilité et de mobilité en Wallonie picarde par les intercommunales Ideta et IEG et par le ministère de l’Équipement et des Transports (Met). “C’est une étude qui voit à long terme, qui pose la question des modes doux”, relève Alexandre Valée, chargée de communication de l’Intercommunale de développement économique de Wallonie picarde (Ideta).

Cette idée est bien accueillie dans le village, dont la gare avait été détruite à la fin des années septante (voir ci-dessous). Les nombreux magasins et les entreprises, ainsi qu’une partie du dynamisme de Blandain, avaient disparu en même temps que la destruction de la gare en partie en pierre bleue.

De plus, ce projet de réouverture d’arrêt ferroviaire semble tenir la route, car cela pourrait bien être rentable. En effet, les quais de Froyennes ne subsistent que grâce aux étudiants de Saint-Luc. Or, l’institut de Ramegnies-Chin compte un peu plus de 2.000 étudiants.

À Blandain, il y a non seulement les habitants du village et ceux des bourgs voisins, mais il y a également, près de l’ancienne gare, le zoning de Tournai-Ouest qui doit encore s’étendre. Et à terme, 4.500 personnes devraient y travailler !

“Et il n’y a pas besoin de grand-chose pour un arrêt : juste des quais avec quelques aubettes, comme à Froyennes”, remarque Alexandre Valée. “La balle se trouve maintenant dans le camp de la SNCB car, si un arrêt doit se réaliser, cela sera sous son égide.”

Si l’arrêt à la gare de Blandain se fait, il faudra également organiser les navettes de bus pour amener les travailleurs au plus près des multiples entreprises du zoning de Tournai-Ouest.

Si le projet est mené à bien, Ideta serait aussi intéressée par un raccordement ferroviaire direct avec le zoning, pour le fret. “Mais c’est difficile techniquement, et des études sont toujours en cours”, note Alexandre Valée. Quoi qu’il en soit, un arrêt ferroviaire à Blandain permettrait déjà aux travailleurs du zoning de se rendre à leur travail sans utiliser la voiture. De plus, les Blandinois et habitants des villages avoisinants ne devraient plus aller jusqu’à Tournai pour prendre le train.

Laurent Dupuis

Les trains pourraient à nouveau s’arrêter à Blandain, où ils ne font plus guère que passer depuis plus de 30 ans.