La clinique Saint-Pierre a inauguré ses nouveaux locaux

SANTÉOTTTIGNIES-LLN Avec l’ouverture, le 18 juin, des nouveaux locaux des urgences, ce sont deux années de travaux qui s’achèvent pour le service qui a franchi la barre des 40.000 visites en 2012, soit près de 110 patients par jour, avec des pointes de 150 patients par jour. Ce qui imposait un agrandissement. Le service, composé de 22 médecins et 40 infirmiers, occupe actuellement la moitié de la zone modernisée et bénéficiera d’une zone deux fois plus grande que précédemment.

Ce qui a imposé une réflexion sur le mode de fonctionnement et de travail, indique le chef de service des Urgences, le Dr Jean-Pierre Pelgrim : “Un système de tri a été lancé, afin d’instaurer une hiérarchie dans la prise en charge des patients. Le but n’est pas de faire attendre les gens, mais de traiter les priorités. Une infirmière et un médecin classent les patients sur une échelle d’origine suisse de 1 (urgence vitale : infarctus, coma, suspicion d’AVC) à 4 (situation non urgente : infection urinaire, plaie superficiel- le). Ce tri permet aussi une prise en charge la plus rapide possible de la douleur.”

Dans deux ans, les urgences devraient fonctionner de manière tout à fait informatisée. Ce qui est d’autant plus important que le service travaille en lien avec tous les autres services : 46 % de toutes les hospitalisations de la clinique se font via les urgences.

Si la rénovation des urgences a été entièrement subsidiée par le Fédéral (90 %) et par la Région wallonne (10 %), le nouveau service endoscopie (deux salles d’intervention, une salle urologie et huit boxes pour la prémédication et le réveil, en plus d’une salle pour la désinfection automatisée des appareils) et gynécologie (trois zones d’attente et sept cabinets de consultation chacun équipé d’un appareil d’échographie) ont coûté chacun un million d’euros sur fonds propres.

Au total, sur dix ans, ce sont 80 millions d’euros d’investissements qui seront dépensés dans le cadre du plan global de rénovation entamé en 2005. “Cela ne suffit plus d’avoir de bons médecins et des technologies de pointe, il faut également un accueil hôtelier qui tienne la route”, conclut le Dr Philippe Pierre, coordonnateur général.

Laurence Dumonceau