Il peut faire jusqu’à 10° plus chaud dans les villes qu’à la campagne

MÉTÉO L’étude est sortie dans l’ International Journal of Climatology , sous la plume, entre autres, de Rafiq Hamdi, de l’Institut royal de météorologie (IRM). “En moyenne, la température à Bruxelles est supérieure de 2,5° à celle de la campagne. Dans certains quartiers comme Molenbeek ou Anderlecht… , la différence peut atteindre 5°” , détaillait-il au Soir , qui a relayé cette information.

Précisant encore qu’à Bruxelles, “les quartiers les plus frais sont situés en bordure de la forêt de Soignes. Celle-ci exerce une influence jusqu’à un kilomètre de sa lisière”.

Une différence nette qui s’explique principalement dans le fait que le béton a remplacé la nature dans les villes. Or, le béton capte la chaleur et la restitue la nuit tandis que la présence importante de végétaux favorise l’évaporation, facteur de rafraîchissement, comme l’écrit Michel De Muelenaere.

De plus, vu la présence de buildings, le vent est souvent plus faible en ville.

“L’intérieur des îlots urbains est toujours plus chaud que les campagnes, confirme Marc Vandiepenbeeck, climatologue à l’IRM. Dans certaines mégapoles, comme Londres ou Séoul, cette différence peut monter à 10° entre le centre-ville et la proche banlieue.”

Une influence directe des villes qui justifie qu’il n’y a plus en Belgique que très peu de stations dans des centres urbains proprement dits, pointe notre interlocuteur.

À ce titre, Uccle peut être considéré comme une station périurbaine, “car elle est proche de la forêt de Soignes et plus influencée par les vents du sud”.

Sur la carte ci-dessous, c’est la seule station vraiment implantée en ville, les autres se situant à la campagne ou dans des aéroports.

En analysant cette carte, on peut noter que, sur notre territoire, la différence entre deux stations peut monter à 2,5° sur l’ensemble de l’année, entre Uccle ou Anvers, justement, et le Mont Rigi.

Le Mont Rigi, dans les Hautes Fagnes, est d’ailleurs la station la plus froide de cette carte. Pour l’hiver 2013, la température moyenne y était inférieure de 4,5° à celle de Gand. Pour le printemps 2013, elle y était inférieure de 4,2° à celle d’Hasselt.

Si on compare aussi ces chiffres à ceux des normales saisonnières, on remarque que, cette année, le climat ne nous a clairement pas gâtés. Les différences entre l’hiver et le printemps 2013 par rapport aux moyennes habituelles peuvent monter à 2,2° pour le premier et 3,4° pour le second.

To. L.