Pour Johnny Hallyday, l’année 1981 est avant tout celle du divorce avec Sylvie Vartan. Après seize années tumultueuses. Ce fut donc, en quelque sorte, l’année de la liberté retrouvée. Dont il profita.

En avril, il emmenait aux Seychelles une ravissante brune, Elisabeth Étienne, que tout le monde surnommait Babeth.

En mai, le voici en Thaïlande avec Sabrina, jeune mannequin. Après, il pense un peu au travail. Et le 1er décembre, à la surprise générale, on apprend que l’idole a convolé en justes noces à Los Angeles. L’élue est la compagne des Seychelles, Babeth.

Ce sera un authentique mariage de star, c’est-à-dire de ces gens qui ne font jamais les choses comme tout le monde : deux mois et deux jours plus tard, en février 1982, on annonce la séparation. On n’a jamais parlé de pensions alimentaires dans le cas de Johnny Hallyday. On n’a jamais dit non plus qu’il n’en versait pas. Mais on a constaté que, souvent, et notamment dans le cas de Babeth, les ruptures de Johnny s’achevaient par une entrée de la jeune femme dans les sphères du cinéma.

En 1962, avant de rencontrer Sylvie Vartan , Johnny avait promis le mariage à une jeune fan dont il était tombé éperdument amoureux, Patricia Viterbo. Il rompit sous la pression de son entourage et, entre 1963 et 1966, la jeune Patricia tourna dans quatorze films. Elle mourut noyée dans la Seine, après une cascade en voiture. Elle avait 27 ans.

Après Babeth, il y eut Adeline Blondieau que Johnny épousa… deux fois. En 1990 et en 1994. Dès 1995, on la vit dans la série de TF1 Sous le soleil.

Quant à Babeth, la divorcée de 1982, elle se retrouva, dans les mois suivants, à une belle place du générique d’un des films les plus attendus de l’année, Le gendarme et les gendarmettes. Face à Louis de Funès !

L’année suivante, elle tournait dans Femmes de personne, une histoire centrée sur quatre jeunes femmes. Les autres étaient Caroline Cellier, Marthe Keller et Fanny Cottençon. Jean-Louis Trintignant tenait un des rôles masculins.

Babeth était (très) belle. Elle était jeune. Elle séduit un riche industriel allemand qui la fit venir chez lui et lui demanda d’arrêter le cinéma. Ils eurent un fils, Otto. En 1995, douze ans après et pour la dernière fois, elle apparut dans un film, avec également Jean-Louis Trintignant. C’était La cité des enfants perdus.

Eddy Przybylski

Le gendarme et les gendarmettes

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20.50

Babeth Étienne vit aujourd’hui en Allemagne et elle est la maman d’un garçon.