BRUXELLES "On s'est pris au jeu", répond Luc Besson lorsqu'on évoque l'incroyable casting de voix réuni pour Arthur et les Minimoys. "Au début, j'ai été voir Snoop Dog aux USA parce que personne ne bouge comme lui. Puis on a pensé à David Bowie pour la voix. Comme il a accepté, on a pensé à réunir des chanteurs. Madonna s'imposait comme une évidence : c'est une princesse. Les chanteurs sont tellement habitués à poser leur voix qu'une fois qu'ils ont trouvé le tempo, c'est du velours : ce sont des métronomes. Du coup, on s'est dit qu'on allait faire la même chose pour les voix françaises. Personne d'autre n'aurait mieux convenu pour Sélénia que Mylène Farmer. Alain Bashung, qui évolue un peu dans le même registre que David Bowie, avec son côté crooner, mélancolique, et ses textes plus abstraits, s'imposait aussi. De même que Stomy Bugsy ou Rhoff. Puis on a continué avec Marc Lavoine ou Dick Rivers. Cela nous a tellement plu qu'on a passé le mot aux distributeurs étrangers. C'est ainsi qu'on se retrouve avec un rappeur polonais et un chanteur lyrique islandais !"

Autant de stars qu'il faudra convaincre de revenir en studio dans plusieurs années si les suites sont mises en chantier. "Madonna et Mylène Farmer sont des amies depuis 15 ans. On est toujours contents de se voir en dehors du travail. Tout ce que je leur demande, c'est 3 jours de travail ! Je veux bien venir enregistrer là où elles sont. C'est quand même moins contraignant que 12 semaines de tournage, non ? C'est vrai que cela revient à s'engager sur les 10 prochaines années, mais elles m'ont déjà dit oui." Heureux homme.

P. L.