La mère de la victime salue le travaildes jurés, des magistrats et des assistants de justice

ASSISESBRUXELLES Les peines sont tombées hier soir aux assises de Bruxelles pour les trois tueurs aux mangas. Momo Atir, 27 ans, et Abdi Azmi, 26 ans, écopent chacun de 20 ans de réclusion criminelle.

Zak Benaïssa, 25 ans, considéré comme le plus pervers, en prend pour 23 ans.

Ils ont piétiné et égorgé Sidi Larbi, 26 ans, la nuit du 11 au 12 septembre 2009, dans leur appartement schaerbeekois, hangar de toutes les orgies sexuelles et de toutes les défonces aux stups et à l’alcool, dans un délire de jeux vidéo et autres projections de films mangas.

Après le prononcé du verdict, Leila Mougari, la maman de la victime, a confié à la DH : “Tout ce qui a été fait ne me rendra jamais mon fils !… Et que nous ont-ils laissé de lui ? Je n’ai pu enterrer qu’un tiers du corps ! J’en tremble encore. Je ne sais pas comment on va continuer à vivre sans lui… Mais je dois dire que j’ai été sidérée de constater le travail effectué par les jurés, par la présidente Karin Gerard, par mes avocats, Mes Candice Fastrez et Damien Holzapfel, par la procureur générale qui a du cœur, par le service d’accueil des victimes et par les assistants sociaux. Je ne pensais pas trouver autant d’humanité. En regard de la monstruosité du crime, je suis sans voix… Mais je trouve que ce trio de l’apocalypse s’en sort un peu trop bien quand même !…”

Mohammed Ezzoubairi, le père de Sidi Larbi, est sorti effondré. Il n’a pas trouvé les mots pour commenter la décision.

Le point fort de cette dernière audience aura été le réquisitoire sans faille de la procureur générale, Estelle Arpigny, qui a martelé que les regrets des accusés étaient de pure façade.

Pendant la reconstitution du drame, ils étaient impassibles, trahissant parfois des sourires aux coins des lèvres !… Ils se moquent de leurs antécédents judiciaires.

Mais, au bout du compte, les avocats de la défense ont décroché plusieurs circonstances atténuantes, à force d’insister sur le désastre éducationnel des accusés.

Jean-Pierre De Staercke