Des peines de six à 18 mois de prison ont été prononcées

TRIBUNALROMEDENNE Le 24 mars 2010, un drame s’est en partie produit dans une habitation de Romedenne. Jean-Claude, un Bruxellois d’origine, a tiré un coup de feu dans le flanc gauche d’un individu qui se trouvait chez lui. L’homme souffre aujourd’hui d’une incapacité permanente.

Que s’est-il passé ce jour-là ? Le principal prévenu avait rencontré deux Français dans un café de Romedenne à qui il avait prêté une somme de 50 € qui se trouvait parmi une liasse de billets. Les deux individus qui ne le connaissaient pas s’étaient engagés à venir le rembourser à son domicile, chose qu’ils ont faite dès le lendemain en milieu de journée.

Mais au domicile de Jean-Claude, la situation s’est envenimée. Les deux individus ont dans un premier temps sorti des produits stupéfiants avant de se montrer menaçants. L’un d’eux était notamment en possession d’une matraque. Se sentant menacé, le Bruxellois a récupéré un pistolet qui se trouvait à l’étage de son habitation. Et lorsque l’homme à la matraque a levé son arme, Jean-Claude n’a pas hésité : il a ouvert le feu. Résultat : une balle dans le ventre de l’un des deux Français, qui s’est effondré au sol.

Devant le tribunal, Jean-Claude avait évoqué la légitime défense. Une thèse que le tribunal de Dinant n’a pas suivi, estimant que le prévenu disposait de deux endroits par lesquels il aurait pu quitter son habitation au lieu de se munir d’une arme et d’ouvrir le feu. Il a cependant retenu qu’il avait été provoqué par les deux Français. N’ayant plus droit au sursis, il a été condamné à 18 mois de prison ferme.

La victime et son acolyte ont, eux, été condamnés à 12 mois avec sursis et six mois ferme pour leur visite peu agréable (ils avaient l’intention de braquer Jean-Claude puisqu’ils ont vu au café qu’il avait beaucoup d’argent) à Romedenne.

S. M.