L’Australien remporte le chrono d’ouverture, épargné par les conditions météo

TOUR DE SUISSEQUINTO Certes, Cameron Meyer doit sa victoire, hier, aux conditions climatiques. Mais le coureur australien est un solide routier. Avec son frère Travis, lui aussi chez Orica-GreenEdge, il a multiplié les titres mondiaux sur piste, avant de se consacrer à la route. Vainqueur du Tour Down Under en 2011, il s’est à nouveau imposé sur une épreuve World Tour, hier, en remportant le chrono d’ouverture du Tour de Suisse. “Le vent m’a en effet aidé, car les coureurs qui ont pris le départ plus tard avaient plus de vent contraire, surtout dans la zone de départ, mais je suis satisfait de ma performance” , explique-t-il.

Alors que toute la Suisse attendait une victoire de Fabian Cancellara, Spartacus s’est avoué vaincu par ce même vent. “Lors des premiers kilomètres, j’avais l’impression de pédaler en arrière, a-t-il ironisé. Mais dans le final, je me suis rassuré.” Le meilleur Belge a été Philippe Gilbert, qui a opté pour un départ prudent. “Cela n’a pas été une erreur, car cela m’a permis d’avoir des réserves dans les derniers kilomètres”, raconte le champion du Monde. “Elles étaient nécessaires car il y avait une petite montée qui ne paraissait pas dure à la télé mais qui l’était ! J’ai donc commencé doucement avant de finir fort.”

Son coéquipier Van Garderen, un des favoris, lui, a déboursé 45 secondes. “On ne s’attendait pas à un tel changement au niveau du vent, reconnaît John Lelangue, mais le plus important est que Tejay soit resté au contact de ses rivaux.” Andy Schleck a de son côté perdu un peu plus d’une minute dans ces huit kilomètres faussés par le vent.

À noter que Maxime Monfort, bon 18e, est en bonne position en vue du général. “J’ai eu plus de vent que les premiers coureurs mais moins que ceux qui ont démarré après moi, explique le Wallon. J’étais bien, mais on en saura plus ce dimanche.”

Avec une étape qui se terminera au sommet de Crans-Montana.

J. Gil.