La Région a obtenu un sursis de 4 ans pour les miniatures du Heysel. Refus (indirect) du premier intéressé, hier

HEYSELBRUXELLES Un coup de théâtre de la plus belle eau, ponctué d’un épilogue plus surprenant encore !

Hier, le Parlement bruxellois avait programmé une suite inattendue à la saga de Mini-Europe, ces merveilleuses maquettes qui n’excitent guère la ville de Bruxelles et dont nous vous révélions, quelques heures plus tôt, en primeur, la probable implantation à Uccle, du côté de Nemo 33...

Au cours de l’interminable débat relatif aux accords d’Ostende, la députée FDF Béatrice Fraiteur s’est inquiétée du devenir du parc d’attractions, comme de celui de son jumeau, Océade. Au passage, l’Uccloise se réjouit de notre exclusivité – l’arrivée de Mini-Europe près des menhirs, rue de Stalle. Mais regretta que le site, touristique par excellence, quitta le Heysel.

Que rétorqua Rudi Vervoort (PS), le jeune ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale ? Qu’il existait une “proposition de prolongation jusqu’au 31 décembre 2015”.

Dans l’assemblée, chacun tomba des nues. À commencer par Béatrice Fraiteur. Qui fit ni une ni deux. Et monta dans les tours, après vérification auprès de Thierry Meeus, le CEO des deux parcs : “Mais c’est faux ! Ce serait absurde de ne pas prolonger son bail d’un minimum de quatre ans.”

Pour l’heure en procédure Renault (la fermeture est fixée à la fin août 2013; le départ du site, pour octobre), le boss des miniatures du Vieux Continent avait, au préalable, déjà rejeté un rabiot d’un ou de deux ans. Comment bosser avec une équipe se sachant condamnée une seconde fois ? Pour mémoire, le chantier aux abords de l’Atomium ne débutera qu’en... 2018 !

L’épilogue ? “Sans prolongation de quatre ans, il ira à Uccle”, a résumé la FDF. “Nous sommes prêts à faciliter les choses”, conclut Rudi Vervoort. “Mais le gouvernement prend acte de ce souhait de partir.”

À Uccle, certains se frottent déjà les mains.

Guy Bernard