Même s’il n’a pas remporté la finale de Starter, l’Andennais Damien est ravi d’avoir pu faire avancer son projet

TÉLÉVISIONNAMUR Lorsqu’il a démarré l’aventure télévisuelle de Starter qui s’est clôturé mercredi soir, Damien voulait lancer un atelier mobile de boucherie bio. Lorsqu’il a été sélectionné pour la finale, il a dû réorienter son projet, mais n’a pas lâché prise. Il nous raconte son aventure.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

“Après m’être rendu compte que l’Afsca ne donnerait pas les autorisations sanitaires pour un atelier itinérant puisque rien n’est prévu en ce sens, j’ai envisagé d’ouvrir une boucherie vendant uniquement des colis avant de me décider à ouvrir une boucherie de type classique, mais où tout serait bio.”

Qu’y trouvera-t-on qu’on ne peut pas trouver ailleurs ?

“De la viande certifiée bio avec une traçabilité extrême. Ici, il n’y aura pas besoin de l’attendrir car elle sera de première qualité, elle aura un temps de maturation plus long. On n’ajoutera pas d’eau pour alourdir les blancs de volaille ou le haché. Une fois cuit, vous ne perdrez pas 400 grammes de viande comme c’est le cas dans la grande distribution. La découpe sera celle d’un boucher expérimenté, pour mettre en valeur la viande et je ferai les préparations et les charcuteries moi-même ainsi que des plats traiteurs. Je proposerai aussi un service banquet spécialisé en barbecue.”

Où et quand ouvrira-t-elle, votre boucherie ?

“J’ai trouvé un local parfait – qui est déjà une boucherie et où il y a tout ce qu’il faut – dans la région hutoise, mais je dois attendre la rentrée 2014 pour m’y installer. D’ici-là, je démarre une activité découpe et de vente de colis de viande bio grâce à un ami qui me prête son atelier une fois par semaine. Cela peut aller de quelques kilos à une demi-bête. Les personnes intéressées peuvent m’appeler au 0478/66.60.04.”

Quel bilan tirez-vous de cette expérience télévisuelle ?

“Que du positif. Cela m’a permis d’avancer et de me rendre compte des obstacles beaucoup plus vite que si je n’avais pas été coaché. Je n’aurais jamais pu gagner avec les péripéties par lesquelles je suis passé. Mais je suis persuadé que cette idée d’atelier de boucherie mobile, une idée d’hurluberlu selon l’Afsca, se fera à l’avenir. Les règlements finiront par évoluer.”

Magali Veronesi