Le bourgmestre et la police mobilisés pour prévenir d’autres accidents

SÉCURITÉNIVELLES C’est avec l’émotion que l’on devine que Christine Dumoulin évoquait hier sa chatte Féline, morte à 17 ans, jeudi vers 22 h, sous les crocs d’un molosse non tenu en laisse. Le chien, de type american staff, s’est introduit dans le jardin de la famille, rue de l’Inradji, à Nivelles, et n’a laissé aucune chance à la pauvre vieille chatte : il l’a saisie par le cou et n’a plus voulu lâcher prise. Quand il l’a enfin fait, c’était trop tard pour Féline…

“Il vient depuis quelques mois dans le quartier”, explique Christine. “C’est le chien de la petite amie du fils de mon voisin. Quand ils le promènent dans le centre-ville, ils le tiennent en laisse et lui mettent une muselière. Mais ici, pas. Et je leur en veux pour cela. Ce n’est pas normal qu’une jeune fille se balade avec un chien qu’elle ne maîtrise absolument pas ! Le garçon a tenté d’intervenir jeudi soir : il a été mordu !”

Directement après l’accident, Christine a fait appel à la police pour qu’un constat soit dressé. Et un autre voisin, vendredi matin, a alerté le bourgmestre, Pierre Huart.

L’affaire a été prise au sérieux puisque le maïeur a demandé que l’american staff soit saisi et examiné par un vétérinaire, pour vérifier sa dangerosité. Trop tard : la jeune propriétaire, qui n’est pas domiciliée à Nivelles, était rentré chez elle à Braives avec l’animal.

Les autorités nivelloises n’ont pas laissé tomber pour autant : la police aclote a contacté la police de Braives, et le bourgmestre Huart a pris l’initiative de téléphoner à son homologue liégeois pour attirer son attention sur cette situation potentiellement dangereuse sur son territoire.

“Je suis satisfaite de cette réaction”, commente Christine. “Un chien qui a mordu peut toujours recommencer et j’avais peur, après avoir appelé la police, qu’on me dise que ce n’était qu’un chat qui était mort. Quand j’ai vu que ce molosse avait tué ma chatte dans notre jardin, j’étais triste, et très en colère. Mais je me disais en même temps qu’heureusement, il ne s’en était pas pris à mes petits-enfants…”

V. F.