Le sommelier Eric Boschman, diplômé de l’École hôtelière provinciale de Namur, affectionne particulièrement les vins de la province

œNOLOGIENAMUR Même si la dégustation de vins du commerce équitable organisée par Oxfam ce jeudi a été annulée, Eric Boschman, élu meilleur sommelier de Belgique en 1988, sera bien présent pendant tout le week-end, à la route régionale des saveurs.

Qu’avez-vous concocté au public de la citadelle  ?

“Il y aura plusieurs dégustations de vins belges pour les gagnants d’un concours organisé par Sans Chichis (où il est chroniqueur, NDLR). Sinon, je serai là samedi toute la journée et dimanche jusqu’à 14 h pour répondre aux questions des promeneurs sur les vins qu’ils auront l’occasion de goûter lors de l’événement.

Vous vous êtes occupé de l’accord vins avec les menus proposés…

“Oui, c’est même le job principal d’un sommelier que d’accorder les boissons aux plats d’un chef. Plus que de vendre du vin. J’ai donc pu goûter les deux menus proposés samedi et dimanche. Ils contiennent des choses élaborées malgré les conditions de réalisation qui se rapprochent de celles du scoutisme  !”

Namur et vous, c’est une longue histoire, non  ?

“Oh oui  ! J’ai fait mes études à l’école hôtelière. En 1984, ils m’ont donné mon diplôme, mais je pense qu’ils étaient contents d’être débarrassés de moi  !”

Ça a été si pénible que ça  ?

“Pour moi non, j’ai d’excellents souvenirs. Mais je faisais des vagues. J’étais plus contestataire que chahuteur en fait. À l’époque, l’établissement était dirigé par un homme de poigne et il fallait couper les têtes qui dépassaient.”

Vous êtes revenu il n’y a pas longtemps.

“J’ai été invité au 75e anniversaire de l’EHPN par le gouverneur de la province à l’occasion de la visite du Roi. Et je dînerai à sa table à l’occasion des examens les 18 et 19 juin prochains. Ce qui est intéressant, c’est que Namur devient l’épicentre de la viticulture en Wallonie avec le château de Bioul, le Ry d’argent et le Chenoy.”

Entretien  : Magali Veronesi