Interview d’Orlando Bloom, très excité par la suite du Hobbit. Dont voici les premières photos

FANTASTIQUELE HOBBIT : LA DÉSOLATION DE SMAUG Quelques jours après la présentation de l’affiche du Hobbit : la désolation de Smaug, Peter Jackson vient d’en révéler les premières images. Avec deux Elfes dont J.R.R. Tolkien ne parlait pas dans son livre : Tauriel, incarnée par Evangeline Lilly, et surtout Legolas, toujours incarné par Orlando Bloom.

“C’est le fils du roi des Elfes, Thranduil, et Thranduil est l’un des personnages du Hobbit, avait expliqué Peter Jackson. Et parce que les Elfes sont immortels, il semblait logique que Legolas soit de la partie, dans la séquence dans le royaume de Woodland.”

Avant d’ajouter facétieusement, à propos de celui dont le rôle “ne sera pas un simple caméo” : “Voici dix ans, Orlando Bloom a créé un personnage iconique, Legolas. De manière assez amusante, j’ai l’air plus vieux qu’à l’époque et lui pas ! J’imagine que c’est pour cela qu’il campe un Elfe aussi merveilleux.”

En clôture du Festival de Cannes, alors qu’il défendait un film qui lui tient énormément à cœur, Zulu, Orlando Bloom a accepté de lever un tout petit coin du voile sur le grand retour de Legolas. “J’ai déjà participé à de nombreux grands films, mais au départ je n’avais pas conscience de leur importance dans l’imaginaire des spectateurs. Maintenant, c’est beaucoup plus évident. J’avais 24 ans au moment de la sortie du Seigneur des anneaux, puis après j’ai participé à Pirates des Caraïbes, deux des plus grandes franchises du cinéma. Tout allait si vite. Il m’a fallu des années pour qu’on me propose des rôles différents. Maintenant, rejouer Legolas, cela met de la pression – pas le même type de pression qu’au début –, c’est sûr, mais surtout cela procure un plaisir immense.”

Son visage s’illumine. Dans ses yeux, d’évidence, viennent de défiler les paysages néo-zélandais dans lesquels Peter Jackson l’a une nouvelle fois plongé. “C’était merveilleux. Exactement comme retrouver sa famille au bout de dix ans. C’est une sensation inouïe. J’avais l’impression que rien n’avait changé du tout. Surtout dans la nature, les décors. C’était très rafraîchissant. Pourtant, j’étais très nerveux. Je n’avais plus la même insouciance. Mais dès que j’ai remis mon vieux costume, toutes mes appréhensions ont disparu comme par magie. Mais, vous savez, Peter m’a révélé au cinéma et il aurait pu me demander n’importe quoi, je l’aurais fait. J’ai un respect immense pour lui. Qu’il me demande de revenir, c’était un bonheur immense. À l’époque, nous formions une vraie famille. C’était un moment unique, hors du temps. Maintenant, je reste surtout en contact avec Billy Boyd. Le métier d’acteur ne permet pas de garder une communauté comme la nôtre. Hélas.”

Interview > Patrick Laurent