Les producteurs confessent “sous certaines conditions” donner une date de péremption variable pour un même produit

Les dates de péremption, ce sont les producteurs qui les décident suite à une batterie de tests qui leur permettent de déterminer “au mieux possible” la date à laquelle un produit cessera d’être “bon” ou “optimal” .

“Nous faisons des tests microbiologiques, de stabilité du produit, de conservation. Nous analysons aussi la recette, la composition du produit, son emballage”, nous détaille-t-on chez Nestlé. Une multitude de tests et de données qui sont autant de critères servant à déterminer les DLC ou DLUO d’un produit.

Mais ces dates peuvent-elles varier, même pour un produit similaire ? “Oui, nous répond l’entreprise, ça arrive.”

“Au niveau européen, vu qu’il y a plus ou moins le même climat partout, il n’y a pas de problème. Mais avec des pays du nord de l’Afrique ou subsahariens, on peut noter des différences.” Le géant de l’agroalimentaire le justifie principalement par les conditions climatiques différentes auxquelles sera soumis un produit sous diverses latitudes.

“La chaleur et l’humidité jouent un rôle important dans la conservation”, nous explique-t-on.

Autre explication avancée : les différences de goût des consommateurs. “Un même produit n’aura pas toujours les mêmes ingrédients dans chaque pays, souligne notre interlocuteur. La recette peut changer.” La date de péremption aussi, dès lors.

“Sans compter, nous dit une source industrielle, que les législations locales – quand il y en a – peuvent également être différentes.” À charge alors du producteur de se conformer à chacune.

Nous n’aurons pas plus d’informations auprès de Yoplait qui, après nous avoir baladés de bureau en bureau, a fini par botter en touche, nous renvoyant vers un syndicat national... qui ne répond pas.

To. L.