Partenariat chinois obige, les rails et les machines devraient être made in China. “Ils sont évidemment super-compétitifs et, technologiquement parlant, ils sont aussi au point. Le made in China, ce n’est pas que des copies à bas prix”, explique Stéphane Dirven. “Sur place, la main-d’œuvre sera locale. Les conducteurs du tram seront des Congolais, les ouvriers du dépôt et de notre usine aussi. Le personnel de la Stik pourrait aussi bénéficier de la formation de la Stib. Le ministre congolais des Transports était de passage, la semaine dernière, dans les bureaux de la compagnie bruxelloise de transport.”

Le chiffre d’affaires escompté, en année pleine : 120 millions de dollars. À condition, évidemment, que l’État congolais joue le jeu, n’entrave pas le développement du projet et évite d’accorder des privilèges à certaines catégories, comme c’est le cas aujourd’hui où soldats et policiers voyagent gratuitement. “L’État nous a assuré qu’il n’y aurait pas de privilège. Tout le monde devra donc payer”, conclut le DG obligé de nous abandonner pour accompagner une autre délégation africaine débarquée à Soignies pour un autre projet. “Ici, c’est encore bien plus grand que Kinshasa…”, lâche Stéphane Dirven.

H. Le.