Les vélos électriques permettent de pratiquerune activité de plein air tout en dosant votre effort selon vos envies et vos possibilités. Le compromis idéal ?

Le vélo électrique poursuit allègrement son petit bonhomme de chemin. Une évolution entamée depuis la fin des années 30 et l’apparition du premier modèle, de marque EMI/Philips. Le principe n’a pas bougé : le vélo électrique reste un vélo. Il doit nécessairement être mû par des pédales, mais un moteur électrique vient en complément, apportant au cycliste une assistance bienvenue, en côte notamment, jusqu’à une vitesse de 25 km/h maximum. Pas question donc de compter sur la seule force du moteur pour avancer (sauf, à très faible vitesse, pour les manœuvres de rangement, par exemple). Si c’était le cas, on ne serait plus en présence d’un vélo, mais d’un cyclomoteur, ce qui suppose toute une série d’obligations : assurance, port du casque, etc.

Ce qui a freiné l’essor du vélo électrique entre ses origines et son renouveau, dans les années 70, c’est essentiellement le poids et les performances des batteries. C’est donc là qu’on note les avancées les plus intéressantes d’un test à l’autre. C’est ainsi que tous les modèles testés sont équipés d’une batterie au lithium, plus légère et d’une capacité supérieure. Les batteries au plomb, complètement dépassées aujourd’hui (près de 15 kg contre 3 kg pour un accu au lithium), ont quasi complètement disparu de la circulation, même si l’on peut encore en trouver sur l’un ou l’autre modèle (très) bas de gamme. À déconseiller.

Outre le poids, la capacité de la batterie est un élément essentiel, car elle détermine l’autonomie du vélo électrique. En utilisation intensive, c’est-à-dire en parcours accidenté, avec usage maximum de l’assistance au pédalage, il faut compter une dizaine de Wh au km. En d’autres termes, une batterie de 300 Wh vous offrira une autonomie de l’ordre de 30 km. L’autonomie des vélos testés varie entre 26 et 68 km, dans des conditions d’utilisation très exigeantes, répétons-le.

La plupart des fabricants proposent, à l’achat d’un vélo, des batteries de différentes capacités, jusqu’à 500 ou 600 Wh. Il peut aussi être pratique de posséder deux batteries, l’une étant en fonction pendant que l’autre charge. Ne perdez pas de vue que, une fois utilisée à 75 %, la batterie se décharge très rapidement. Sachez encore que la durée de vie d’une batterie est de l’ordre de 500 cycles de chargement/rechargement, soit 2 ans environ d’usage intensif. De toute manière, elle devra être remplacée au bout de 5 ans environ, ce qui représente une dépense non négligeable : jusqu’à 600 € pour les plus performantes.

En raison de leur poids et de leur vitesse moyenne élevée, les vélos électriques sollicitent particulièrement les freins, et, quand le freinage est exercé sur les jantes (V brakes notamment), celles-ci s’usent plus rapidement. Un point à surveiller donc. Des freins à commande hydrauliques constituent un confort appréciable, en permettant d’exercer la même puissance sur la roue arrière que sur la roue avant. Un système qui combine le moteur de la roue avant ou arrière avec freinage électrique renvoie une partie de l’énergie électrique produite lors de la décélération vers la batterie, ce qui prolonge quelque peu sa durée d’utilisation. Mais, sur certains modèles, l’utilisation de ce frein électrique nécessite une réelle adresse. Finalement, son principal avantage, c’est qu’il épargne les freins classiques et, dans le cas de freinage sur jantes, prolonge la durée de vie des roues.