TOURNAI

L’homme doit répondre de faits de harcèlement et aussi de diffamation

CORRECTIONNELLE En 2008, au mois d’avril, un Basèclois avait décidé de déposer plainte pour diffamation et harcèlement contre Phil Marichal, surtout connu pour ses activités avec la Cour des miracles.

Je suis un simple collectionneur d’armes mais il a fait état de menaces terroristes. En novembre 2007, des dizaines de policiers avaient débarqué chez moi pour saisir des armes”, avait à l’époque déclaré le plaignant.

Phil Marichal aurait diffusé sur Internet des documents vidéos qui visaient spécifiquement cet habitant de Basècles. “Sur son propre site intitulé Cour des miracles, il fait aussi allusion aux armes.” Et en janvier 2007, le Basèclois n’avait pas hésité à déposer plainte contre Phil Marichal pour harcèlement téléphonique. “Il avait aussi laissé dans les librairies de Basècles une lettre ouverte me citant nommément.”

Aujourd’hui, Phil Marichal devra répondre de faits de diffamation et de harcèlement devant le tribunal. Autrefois installé à Basècles, Marichal avait déjà eu un désaccord avec cette personne qui résidait sur le site de l’ancienne usine Battaille. Depuis son hangar du site Battaille, il disait avoir reçu une balle de fusil dans son courrier et nous l’avait même montrée.

Phil Marichal s’est toujours senti menacé. “Je veux en finir avec cette affaire, elle n’a que trop duré. Tout ça est lié à mon ex-femme, dont le monsieur qui m’attaque ici est proche”, nous avait-il dit avant la dernière audience. Ce mardi, Phil Marichal devrait avancer d’autres arguments encore.

Le plaignant, lui, s’explique. “Oui, j’avais beaucoup d’armes. Mais il s’agissait simplement d’armes datant de la guerre. Je suis un collectionneur. Or, Marichal avait signalé à la presse que je préparais un mauvais coup. Il disait que j’avais envoyé le courrier avec la balle de revolver. J’étais présenté comme un truand. Tout ceci est faux !

Le plaignant estime que, du coup, toute sa vie a été perturbée. “Les références publiques à ma personne m’ont vraiment porté préjudice. Être importuné téléphoniquement a perturbé ma tranquillité et constitue une atteinte à ma vie privée.”

La présidente avait souligné en janvier qu’elle n’accepterait plus aucune remise dans ce dossier.G. Dx.