La pénurie guette, sauf si le beau temps printanier se poursuit…

HORECA En février, le Brussels Hotel Association (BHA), avec Visit Brussels, annonçait en grandes pompes l’organisation des petits-déjeuners Brusselicious, dans le cadre de l’année gastronomique bruxelloise.

Sur les tables de 25 hôtels bruxellois, les produits du terroir sont mis à l’honneur. Sirop de Liège, pistolets, cramique, gaufres, couques aux raisins, confiture de fraises de Wépion, crevettes grises, jambon d’Ardenne, pâtés de campagne, fromages d’abbaye, etc., etc. Et même du miel bruxellois.

Peu connu, le miel bruxellois représente quelques tonnes de production annuelle. Et on dénombre une centaine d’apiculteurs bruxellois, même s’ils ont peu nombreux à le commercialiser. Mais, à en croire certains hôteliers, le risque de pénurie demeure…

Xavier Rennotte, hydromelier et apiculteur, possède une trentaine de ruches en Région bruxelloise et en Wallonie et fournit également la majorité des hôtels participants des petits-déjeuners Brusselicious. Soit environ 40 kilos par mois pour l’ensemble de ses hôtels clients. Sur une production totale de 600 kilos, annuellement.

Si lui refuse de parler de pénurie, il indique aussi qu’un risque existe. “Je continue, pour l’heure, à fournir mes hôtels clients. Mais pour la suite, tout dépend des conditions climatiques. S’il continue de faire beau, ça devrait aller.”

Ce qui coince ? Le dépérissement des abeilles, intervenu cet hiver. “On estime que 40 % du cheptel bruxellois a disparu et 50 %, à l’échelle du pays”, poursuit Xavier Rennotte. Qui poursuit : “Beaucoup d’apiculteurs ont découvert des comportements anormaux de la part des abeilles. Sans doute, des nouvelles maladies. Ce qu’on remarque, c’est que l’abeille n’est, finalement, plus bien nulle par t.”

R. Le.

Xavier fournit la majorité des hôtels bruxellois en miel local. DR