Bruno Godaert

FURIEUSEMENT La (trop) grande fréquence des accidents impliquant des camions – avec des conséquences parfois aussi tragiques que spectaculaires – pourrait faire penser que ces engins sont particulièrement délicats à conduire… Que nenni ! De nos jours, plus besoin d’être un as du double débrayage pour passer les vitesses, d’avoir des biceps de déménageur pour tourner le volant, ni de devoir déployer une force herculéenne pour s’arrêter. Démarrer un 60 tonnes en côte est à la portée de n’importe qui (nous l’avons fait !) grâce aux boîtes automatiques intelligentes et il existe de nombreux systèmes permettant de descendre une route en forte pente sans même toucher aux freins voire de marquer l’arrêt sans intervention humaine. La panoplie des aides à la conduite disponible est aussi étendue que sur les berlines de luxe. Mais les transporteurs rognant sur les coûts, peu s’équipent.