politique

Fédération bruxelloise du PS : Courage, fuyons !

Avant la démission de Frédéric Laloux, c'était donc Philippe Moureaux qui avait fait l'événement. Pour des commentateurs, la philippique de Flupke Moustache contre son président de parti était avant tout destinée à jeter un voile sur la raclée que le PS de la capitale ne manquerait pas de pendre, aux prochaines régionales. Comme en écho, quelques observateurs se mettent à scruter la situation interne de la Fédération bruxelloise du Parti Socialiste. Et de remarquer que les réunions de la Fédé sont suivies avec de moins en moins d'assiduité. "Là où nous nous retrouvons parfois à 60, voire 70 - lors de l'élaboration des listes électorales, par exemple -, il arrive de plus en plus souvent que nous ne soyons qu'une quinzaine !", note cet habitué. Certes, l'évolution du dossier Iris ou de l'Agence de stationnement régional n'est pas un thème particulièrement rock n' roll, mais de là à ce que ces sujets n'attirent qu'une poignée d'affidés, il y a un pas. La faute à qui ? Au président Moureaux sûrement, lui qui programme ces petits rendez-vous entre camarades, en fonction de son agenda personnel. Reste que, parfois, le vide de certaines salles en trouble certains...

Le petit protégé de Moureaux roule carrosse.

Depuis les élections communales de 2000, Abdel Achaoui a un parcours politique droit comme un vilebrequin. Cette année-là, notre vertueux homme a d'abord été candidat sur la liste MR de Molenbeek. Élu conseiller communal, il a rallié le SP.A en pleine législature, estimant que son ex-parti pratiquait "une politique en fonction des circonstances" (sic). Il a ensuite siégé comme indépendant, avant de rallier in fine le PS de Philippe Moureaux. Celui-ci lui en a su gré puisqu'il l'a bombardé vice-président de l'IBDE (Intercommunale bruxelloise de distribution d'eau). N'écoutant que son sens du devoir, Achaoui a fait acheter par l'institution une voiture en rapport avec sa très haute personne : une Audi A6 qu'il a munie d'options les plus luxuriantes pour plus de 13.000 €. La seule peinture de son carrosse n'a-t-elle pas coûté 4.500 € ? ! Tout cela a fait monter la facture de la misérable voiture de fonction à 45.000 €. Ajoutez-y que, en sus, Monsieur le Conseiller communal s'est fait acheter un des GSM les plus coûteux du marché - 700 €, une paille ! - et que sa vice-présidence lui vaut de palper 2.000 € par mois pour une présence bimensuelle : on le voit, Achaoui a chèrement négocié ses 843 voix de préférence, obtenues à l'arraché lors du scrutin du 8 octobre 2006. Son patron, Philippe Moureaux, méga déontologue devant le Grand Architecte, ne nous démentira pas !

Printemps de l'Environnement : Magnette joue perso !

Le 3 mars dernier, dans son communiqué de présentation du Printemps de l'Environnement, Paul Magnette affirmait qu'il avait "invité tous les niveaux de pouvoir concernés ainsi que la société civile à participer à ce projet." Le savon que lui a passé Yves Leterme, vendredi au conseil des ministres, témoigne qu'en matière de coopération, l'éphèbe a encore à apprendre. Plusieurs de ses collègues ont en effet fait remarquer au Premier ministre que, bien que concernés par les festivités prévues par le ministre fédéral du Climat, de l'Energie et du Développement durable, ils n'y avaient pas été associés. Résultat, Leterme a demandé au socialiste de se présenter au prochain conseil avec une note décrivant comment il comptait faire participer ses petits camarades. Ne souhaitant pas remuer le fer dans la plaie, nul ne s'est permis de demander si Magnette avait au moins mis dans la confidence sa camarade vice-Première, Laurette Onkelinx. Poser la question, n'est-ce pas presque y répondre ?

L'attitude de Paul Magnette a fait grincer quelques dents lors du dernier conseil des ministres. (belga)