Le projet de prison est au point mort… mais pas enterré, selon le bourgmestre

Pour Sambreville, on en est toujours au même point, c’est-à-dire à peu près nulle part. Il y a toujours un projet qui n’est pas officiellement abandonné, sur un site toujours pollué. Celui des anciens bassins de décantation qui appartiennent à Saint-Gobain, en bord de Sambre.

Et toujours de très solides divergences de vue entre d’un côté la commune (disons plutôt la majorité PS…) et la Région (c’est le ministre Philippe Henry - Écolo - qui est en charge du dossier) qui soutiennent une implantation d’un établissement pénitentiaire en l’endroit.

En face, le fédéral fait la moue devant ce problème de pollution. Et des études qui se suivent sans se ressembler…

“Le projet n’est pas enterré”, assure le bourgmestre sambrevillois, Jean-Charles Luperto (PS). “Je viens encore d’écrire à différentes instances pour à nouveau les sensibiliser à la nécessité de faire avancer ce dossier. Le ministre Henry a réaffirmé qu’il était prêt à dépolluer le site. La Basse-Sambre traverse des moments difficiles, avec la fermeture du float à Saint-Gobain Sekurit, ainsi que de très fortes tensions à Saint-Gobain Glass et Solvay.”

“La prison représente 530 emplois, avec de nouveaux postes de travail disponibles pour les demandeurs d’emplois de la région sambrevilloise, autant qu’un appel d’air vis-à-vis de nouveaux habitants, qui travaillent à la prison et qui voudraient se domicilier dans la commune”, poursuit-il avec conviction.

Personne n’est capable de dire s’il y aura un jour une prison en terre sambrevilloise. Lors de la dernière étude, le surcoût pour réaliser un établissement pénitentiaire à cet endroit (à cause de la pollution) et non un autre était estimé à sept millions d’euros.

Par ailleurs, dans sa communication sur le masterplan, la direction générale des établissements pénitentiaires semble omettre de parler de Sambreville. Elle parle de Marche-en-Famenne (ouverture en septembre 2013), de Beveren (début 2014), de Leuze-en-Hainaut (juin 2014), de Haren et même de Termonde (pourtant postposé pour cause de recours au Conseil d’État). Mais plus vraiment de Sambreville…

L. S.