Des millions de pièces de plastique sortent chaque année de l'usine de la rue Sainte-Gertrude

LILLOIS Elle est discrète au point que certains Brainois bourgmestre compris, avant la visite d'entreprise de la semaine dernière! ignore son existence. Et pourtant, les machines de Reddy, une firme installée en plein village depuis 1960, travaillent nuit et jour.

Spécialisée dans le matériel d'installations électriques et s'étant à présent diversifiée dans d'autres secteurs, Reddy produit 80 millions de pièces en plastique chaque année! Parmi ses clients, on trouve les professionnels de l'électricité mais aussi des magasins comme Brico ou Leroy-Merlin, qui revendent les produits aux particuliers bricoleurs.

Parmi les productions phares, ces petites attaches pourvues d'un clou, qui permettent de fixer les câbles aux murs. Reddy en produit 25 millions par an. Il y a aussi les boîtes de dérivation, les boîtes d'encastrement pour interrupteurs et prises

«Reddy a été fondée en 1948 par Raymond Heerebout, précise le gendre du fondateur, Christian Rouanet, qui est à présent administrateur délégué. Il a passé trois ans en détention en Allemagne parce qu'il était dans les renseignements. Une fois rentré, avec sa prime, il a acheté sa première machine. Reddy, c'était son surnom durant la guerre. D'abord, il a fabriqué des attaches en laiton, puis toute une gamme d'accessoires. Il a eu l'intelligence de sauter dès le départ dans le train du plastique.»

Spécialiste du tout petit

En effet, la firme s'est forgée dans ce domaine de l'injection plastique une réputation de savoir-faire. Surtout pour les plus petites pièces: le poids moyen de celles qui sortent des ateliers est de 2 grammes.

A présent, la firme de Lillois dont le chiffre d'affaires atteint 1,2 million d'euros produit aussi des pièces pour les automobiles, des anneaux de fixation pour les cahiers à feuilles détachables, des capuchons pour les vis avec lesquelles on fixe les tôles ondulées Un quart du chiffre d'affaires vient de l'exportation vers la France, l'Espagne et le Portugal.

Reddy emploie 9 personnes, principalement pour la manutention, ainsi que l'entretien et la surveillance des machines qui, dans l'atelier, tournent toutes seules.

«Les petites pièces en plastique, ce n'est pas cher, explique Christian Rouanet. C'est pour cela qu'il faut un gros volume de production et que nous sommes obligés de travailler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.»

© La Dernière Heure 2003