L'affaire des faux Margaux 1900 secoue

le monde des vignobles

BORDEAUX Les accusations lancées par le négociant belge Khaled Rouabah sur les pratiques de reconditionnement dans les grands châteaux du Bordelais suscitent des remous dans la région alors que s'ouvre la campagne de vente des primeurs 2001.

Le négociant belge, qui a été inculpé en mars pour escroquerie et contrefaçon de marque, a reconnu avoir retapé quelques dizaines de bouteilles de Margaux et Lafite 1900 avec des vins datant de 1995. Ces derniers jours, il a multiplié les déclarations à la presse en accusant tous les grands châteaux de rajeunir leur millésime au moment du reconditionnement.

Les viticulteurs bordelais se drapent dans leur vertu. Qu'ils arrêtent cette pudibonderie qui frise la malhonnêteté intellectuelle et qu'ils disent vraiment ce qui se passe, a-t-il notamment déclaré au quotidien Aujourd'hui.

Les gendarmes chargés de l'enquête s'efforcent actuellement de cerner l'ampleur des fraudes: ces derniers jours, ils ont saisi des bouteilles que Khaled Rouabah avait entreposées dans les caves des plus prestigieux châteaux de la région, parmi lesquels Margaux, Pétrus, Cheval-blanc, Lafite et Mouton-Rothschild.

Un scandale n'est jamais bon, surtout dans un contexte où, à l'export, le marché va très mal, surtout depuis les événements du 11 septembre. Tout cela n'arrange pas notre image de marque, commente un négociant bordelais.

Déjà, en février, le procès d'un négociant bordelais pour une affaire de bordeaux coupé avec des vins du Midi impliquant les plus prestigieuses maisons de négoce de la place avait eu un retentissement international.

D'autant qu'au même moment, une gérante de la société du groupe belgo-néerlandais Geens, maison mère d'une société d'importation de vins pour les marchés du Benelux, accusait sa direction de pratiquer une curieuse valse d'étiquettes.

Certains n'hésitent pas à évoquer le spectre des années noires du Bordelais. Cela me rappelle 1973, quand on a vu un effondrement des cours de plus de 200%, après un gros scandale de vins coupés: le marché était très exposé, très tendu, et l'affaire Cruze avait servi de détonateur, analyse un négociant.

Après la grande semaine de dégustation des primeurs 2001 qui s'est déroulée fin mars, la campagne de vente va démarrer dans les prochaines semaines.

L'affaire des faux Margaux 1900 secoue

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BORDEAUX Les accusations lancées par le négociant belge Khaled Rouabah sur les pratiques de reconditionnement dans les grands châteaux du Bordelais suscitent des remous dans la région alors que s'ouvre la campagne de vente des primeurs 2001.

Le négociant belge, qui a été inculpé en mars pour escroquerie et contrefaçon de marque, a reconnu avoir retapé quelques dizaines de bouteilles de Margaux et Lafite 1900 avec des vins datant de 1995. Ces derniers jours, il a multiplié les déclarations à la presse en accusant tous les grands châteaux de rajeunir leur millésime au moment du reconditionnement.

Les viticulteurs bordelais se drapent dans leur vertu. Qu'ils arrêtent cette pudibonderie qui frise la malhonnêteté intellectuelle et qu'ils disent vraiment ce qui se passe, a-t-il notamment déclaré au quotidien Aujourd'hui.

Les gendarmes chargés de l'enquête s'efforcent actuellement de cerner l'ampleur des fraudes: ces derniers jours, ils ont saisi des bouteilles que Khaled Rouabah avait entreposées dans les caves des plus prestigieux châteaux de la région, parmi lesquels Margaux, Pétrus, Cheval-blanc, Lafite et Mouton-Rothschild.

Un scandale n'est jamais bon, surtout dans un contexte où, à l'export, le marché va très mal, surtout depuis les événements du 11 septembre. Tout cela n'arrange pas notre image de marque, commente un négociant bordelais.

Déjà, en février, le procès d'un négociant bordelais pour une affaire de bordeaux coupé avec des vins du Midi impliquant les plus prestigieuses maisons de négoce de la place avait eu un retentissement international.

D'autant qu'au même moment, une gérante de la société du groupe belgo-néerlandais Geens, maison mère d'une société d'importation de vins pour les marchés du Benelux, accusait sa direction de pratiquer une curieuse valse d'étiquettes.

Certains n'hésitent pas à évoquer le spectre des années noires du Bordelais. Cela me rappelle 1973, quand on a vu un effondrement des cours de plus de 200%, après un gros scandale de vins coupés: le marché était très exposé, très tendu, et l'affaire Cruze avait servi de détonateur, analyse un négociant.

Après la grande semaine de dégustation des primeurs 2001 qui s'est déroulée fin mars, la campagne de vente va démarrer dans les prochaines semaines.