Le Hope and Spirit Belgian Open se tiendra du 17 au 22 juin sur les terrains du Set Wahis

TENNISSCHAERBEEK Bruxelles a, de longue date, son tournoi 10.000 $ féminin avec l’Iris Ladies Trophy au Charles-Quint, à Ganshoren. La Région a désormais son pendant masculin avec, du 17 au 22 juin, la première édition du Hope and Spirit Belgian Open, dans les installations du Set Wahis à Schaerbeek. Ce type de rendez-vous constitue un tremplin pour les jeunes Belges désireux de se frotter au premier échelon pouvant les mener vers les sommets de l’ATP.

Derrière cette initiative, on retrouve un homme, Daniel Meyers. Président de la fondation Hope and Spirit mise sur pied voici quelques mois à peine, celui-ci poursuit, avec son équipe, l’objectif d’aider les jeunes à la fois dans leur progression sur le circuit international et dans leurs études, histoire de leur donner les armes pour rebondir en cas d’échec sportif. “Que deviennent ces jeunes qui ne sont pas des futurs Nadal ?” interroge Daniel Meyers. “Il y a trop de drames, pouvant donner naissance à des SDF en puissance ! Cette réflexion m’a amené à la création de cette fondation. Si, dans les années à venir, je n’ai qu’un joueur qui réussit à faire carrière à l’ATP et neuf autres qui sont diplômés et qui sont épanouis professionnellement, j’aurai réussi mon pari.”

Encadrés par des coaches de renom tels qu’Eduardo Masso ou Kristof Vliegen mais aussi des sparring-partners classés aux alentours du Top 200 à l’ATP, les jeunes espoirs sont à la fois poussés vers les sommets tennistiques tout en étant dirigés vers la réussite d’un diplôme (NdlR : rhéto, jury central ou baccalauréat international) pour, in fine, pouvoir intégrer, via la fondation, une université américaine où ils pourront mener de front tennis et études.

Le 10.000$, dont les préqualifications ont débuté depuis mercredi, fait donc partie intégrante du programme de la fondation. “Nous permettons à nos jeunes espoirs de jouer les qualifications, voire le tableau final, via une wild-card”, insiste un Daniel Meyers fustigeant le manque de soutien des autorités à l’égard de son projet et de son tournoi. “Ce projet se substitue déjà à ce qui pourrait être fait par les politiques. Mais qui plus est, rien n’est fait pour facilité l’organisation d’un tel rendez-vous. Même dans des détails comme la mise à disposition de chaises, de tentes ou de tribunes, tout le monde se renvoie la balle. Pas étonnant dès lors de la rareté d’événements comme celui-ci à Bruxelles.”

Thibaut Hugé