Son nom avait été associé à celui de VDB dans la fraude fiscale

BRUXELLES Le président du groupe aéronautique et de défense Asco Industries, est décédé jeudi dernier à l'âge de 68 ans.

L'industriel entretenait des liens étroits avec l'ancien ministre d'Etat et ministre de la Défense nationale Paul Vanden Boeynants. Il a également été condamné en 1992 à quinze mois de prison avec sursis et 500.000 francs (près de 12.500 euros) pour fraude fiscale et faux en écriture dans le cadre d'un contrat portant sur la livraison de 1.000 véhicules blindés pour 23 milliards de francs (570 milions d'euros) à la défense nationale.

On n'avait cependant jamais pu établir qu'il avait versé des pots-de-vin à M. Vanden Boeynants. M. Boas avait été condamné pour ne pas avoir enregistré dans sa comptabilité des "commissions secrètes" d'un montant de 163 millions de francs (4,04 millions d'euros) et pour des fausses factures pour un total de 40 millions de francs (un million d'euros).

Le nom de M. Boas avait également été cité dans un réseau de call girls, dirigé par Fortunato Israel qui aurait notamment servi à gagner des contrats pour la construction d'hôpitaux en Arabie Saoudite. Là encore, rien n'avait finalement été retenu par la justice contre M. Boas.

Après sa condamnation en 1992, Roger Boas avait dû renoncer à tous ses mandats dans son entreprise familiale. Il avait néanmoins été réhabilité en 1995 et était redevenu président du conseil d'administration d'Asco.

En 2004, il avait été décoré de l'ordre de Léopold II.

Condamné à 15 mois de prison avec sursis pour fraude fiscale et faux en écriture, Boas fut cité dans plusieurs autres affaires. (belga)