rtbf

Le Grand Maître du Grand Orient de Belgique, invité des Bureaux du pouvoir

Une info bruissait depuis la rentrée, dans les couloirs de la RTBF et dans certains ateliers maçonniques : Henri Bartholomeeusen, Sérénissime Grand Maître du Grand Orient de Belgique, sera l'invité d'un prochain Bureaux du pouvoir de Fabienne Vander Meersche. Confirmation, en tout haut lieu, boulevard Reyers : l'émission sera diffusée, le 10 octobre. L'importance de l'événement n'est pas à démontrer quand on connaît la discrétion légendaire des maçons et l'importance des loges en Belgique. Pour les Béotiens, on compte quatre obédiences chez nous : Le Grand Orient de Belgique (GOB), la Grande loge féminine de Belgique (accessible aux seules femmes), la Grande Loge masculine (les hommes seulement) et le Droit humain (mixte). Chacune de ces obédiences est présidée par un Grand Maître et toutes les quatre sont divisées en différents ateliers ayant à leur tête un vénérable. Ces postes sont électifs et renouvelables tous les trois ans. Depuis des années, un large débat se déroule au sein de la maçonnerie quant à son ouverture au monde profane. Henri Bartholomeeusen est un des tenants de cette thèse. En 2006, il avait présidé une conférence de presse de présentation de deux ouvrages du Fonds Mercator : l'un sur le Musée belge de la Franc-maçonnerie, présidé par le galeriste Isy Brachot et situé rue de Laeken à Bruxelles, l'autre consacré aux beautés des temples belges. Dans son introduction au premier livre, Bartholomeeusen insistait : "La discrétion dont les francs-maçons entourent leur appartenance et leurs travaux tient davantage à leurs méthodes de travail qu'à une quelconque volonté de dissimulation." Sa présence aux Bureaux du pouvoir va dans ce sens.

Henri Bartholomeeusen sera nvité par Fabienne Vander Meersche. (belga)

diplomatie

Les libéraux prêts à vampiriser les affaires étrangères

Au PS, on grogne de plus en plus contre la totale reprise en mains libérale des Affaires étrangères. D'abord, par la recréation d'un grand ministère Affaires étrangères - Coopération - Commerce - extérieur à la tête duquel se verrait bien Karel De Gucht, l'homme ne s'en cachant même plus. Second point, le resserrage de boulons en cette période de crise : "Comment expliquer autrement, s'étrangle-t-on du côté socialiste, la présence d'Armand De Decker aux côtés de Guy Verhofstadt pour la dernière visite du Premier ministre à l'Onu ?" Or, De Decker n'est plus ministre fédéral, étant aujourd'hui président du Sénat et bourgmestre d'Uccle. "Est-ce à ce dernier titre qu'il était à New York, la semaine dernière ?", ironise-t-on au boulevard de l'Empereur. Autre étonnement, celui de la présence de Vincent Van Quickenborne pour l'inauguration de notre nouvelle ambassade au Kazakhstan. Pourquoi la présence du secrétaire d'Etat à la simplification administrative s'imposait-elle plus que celle de Didier Donfut, ayant en charge les Affaires européennes, lui ? Il est vrai que Donfut a désormais comme tare d'être socialiste...

A. De Decker et G. Verhosftadt... (belga)

Agriculture

La main gauche de Lutgen ignore ce que fait sa main droite

Mercredi 26 septembre, Benoît Lutgen (CDH) pondait un flamboyant communiqué concernant le "Conseil européen agriculture et OGM des 26-27 septembre 2007 : un gouvernement génétiquement modifié". Le ministre wallon y traitait de la mise sur le marché de trois maïs génétiquement modifiés par ledit Conseil européen, tout en affirmant qu'il serait "irresponsable" que la Belgique marque son accord avec cette proposition. Et de déplorer, dans la foulée, que la "Région wallonne n'ait pas été consultée sur cette décision, alors qu'elle - la décision, pas la Belgique ! - a d'indéniables conséquences sur les revenus de nos agriculteurs et sur les choix des consommateurs." Nous nous sommes procuré la note DGE de "préparation du Conseil européen" par le gouvernement belge. Une réunion s'est tenue le 21 septembre avec des représentants des cabinets De Gucht et Donfut, ainsi que des Régions bruxelloise et wallonne. Cette dernière avait envoyé un fonctionnaire, un certain "R.J.", du "bureau de coordination agricole". À la lecture du P.-V., on apprend que "la Belgique sera représentée par la ministre S. Laruelle (et que) le ministre B. Lutgen a laissé entendre qu'il pourrait assister au conseil." Enfin, à propos du point soulevé dans le communiqué du 26, on peut lire dans le même P.-V. : "La délégation belge marque son accord sur les trois propositions de décision". Il serait peut-être temps de réveiller Benoît Lutgen...

Benoît Lutgen. (bauweraerts)

rtl

Grosfilley dénonce le "n'importe quoi pour faire de l'audience" : Vrebos visé ?

Sur son blog, ruedelaloi.blogspot, l'ertéellien Fabrice Grosfilley - nous le citons - "propose des informations complémentaires à celles diffusées lors du journal de RTL.TVi." Il fait mieux même puisqu'il y va parfois de jugements assez nets et même pas tout à fait confraternels à l'égard de sa propre maison : RTL. Ainsi, à propos de l'affaire du témoin anonyme qui avait révélé des problèmes d'amiante dans une école lors du premier Controverse de la saison. Grosfilley y va fort, très fort. N'oubliant pas de préciser qu'il est "employé par la chaîne en question, je me sens un peu concerné, quitte à déplaire à mes supérieurs". Outre qu'il permet à certains lecteurs de régler leurs (mé) comptes avec Pascal Vrebos, Grosfilley écrit à propos du phénomène de l'anonymat qu'il "cache trop souvent des règlements de compte, une bonne dose de mauvaise fois (sic), de la lâcheté (resic) ou les trois à la fois. [...] En jouant à cache-cache avec les identités, rien n'est vérifiable et on finit par dire n'importe quoi pour faire de l'audience..." Rappelons-le, ce qui précède est signé par Grosfilley. Un avis, certes courageux. Mais qu'en pense Pascal Vrebos ?

Vrébos visé par un collègue... (rtl)

la phrase de la semaine

Le camarade Guy Spitaels était l'invité de l'émission d'Olivier Monssens sur BeTV. Cela nous a donné ces phrases bien senties du ministre d'Etat, à propos de la situation politique : "Je suis persuadé que l'on va sortir de la crise. Mais si on se place sur un temps plus long, je suis très dubitatif sur le sort du pays. Il est clair qu'on ne s'y aime pas beaucoup. [...] Les Wallons, ce dont ils ont besoin c'est qu'on leur dise : Holà, z'êtes pas des Prix Nobel, mais vous n'êtes pas non plus au fond du panier. On va se battre et on va rebondir..."

Les Wallons selon Guy Spitaels, c'est du solide... (belga)