L’actionnaire principal est en train d’étudier les pistes pour relancer l’activité de la fonderie de Couvin

EMPLOICOUVIN Les temps sont durs pour certains secteurs économiques. La fonderie Saint-Roch de Couvin, qui fabrique des chaudières, vit des heures difficiles. La demande a chuté depuis le début de la crise. Il faut donc faire des économies, restructurer.

Pour maintenir l’emploi, la direction a proposé dernièrement au personnel de l’entreprise d’accepter de diminuer les salaires de 5 %. Le plan a été refusé par plus de 70 % des ouvriers.

Depuis le début des problèmes, la Région wallonne suit le dossier et se dit prête à apporter une aide financière pour permettre de redresser la barre.

Le dossier a une nouvelle fois été abordé mardi dernier en commission de l’économie au Parlement wallon puisque le député Stéphane Hazée (Écolo) a interpellé le ministre Jean-Claude Marcourt.

“Vous avez chargé la Sogepa d’examiner la situation et les perspectives d’avenir de la fonderie”, lui a-t-il demandé. “L’actionnaire principal anglais devait rencontrer la direction couvinoise. Avez-vous des éléments nouveaux à nous communiquer ?”

Jean-Claude Marcourt a précisé que la Sogepa avait rencontré l’actionnaire, M. Hancox, le 5 juin dernier. “Elle lui a expliqué que la Région wallonne était prête à étudier toute demande de subvention, pour autant qu’il en formule une et qu’elle s’intègre dans un plan de développement à trois ans.”

Selon le ministre, l’actionnaire a assuré qu’il étudiait toutes les pistes envisageables permettant à la société d’être pérennisée tout en continuant à apporter son soutien financier au groupe.

Si la fonderie couvinoise venait à fermer ses portes, ce serait un nouveau coup dur pour l’emploi dans cette région qui est déjà loin d’être favorisée. Les forces vives se mobilisent donc pour tenter un sauvetage de l’entreprise.

M. Ad.