Enfermée 4 heures dans le magasin, la victime a subi des outrages avilissants

HORRIBLEIXELLES La cliente d’un commerce de nuit a été séquestrée dans l’établissement pendant plusieurs heures à Ixelles et, alors que cette trentenaire était enfermée, elle fut violée par l’employé qui a également notamment uriné sur elle.

Les faits, qui remontent au week-end, n’avaient pas été révélés. Ils nous ont été confirmés hier par la substitute Anja Bijnens, porte-parole du parquet de Bruxelles.

L’affaire est mise à l’instruction chez la juge, Martine Quintin. Un suspect, âgé de 28 ans, a été interpellé, inculpé de viol et placé sous mandat d’arrêt; il est écroué à la prison de Forest. Le parquet confirme.

La victime, sous le choc, a été retrouvée, errant en rue dimanche à 4 h du matin.

Les faits se passent à Ixelles dans un night-shop du quartier de la place Leemans proche de l’avenue Louise. Le commerce a la meilleure réputation et, dans le voisinage, tout le monde sans exception apprécie le gérant habituel.

Ce dernier, qui a des ennuis de santé, est hospitalisé depuis deux mois. Et donc le magasin est en principe fermé en attendant son retour.

Samedi passé, pourtant, un cousin disposant visiblement des clés du night-shop a ouvert le magasin comme si le patron sorti d’hôpital avait repris son activité habituelle.

Une cliente est entrée, ignorant le piège dans lequel elle tombait. Il était minuit samedi soir. Les faits ont duré quatre heures. Quatre heures durant lesquelles la trentenaire séquestrée a été violée à plusieurs reprises, avec personne pour la secourir malgré les cris. Les voisines à l’étage du dessus ne sont rentrées qu’au petit matin. Un voisin se désole aujourd’hui de n’avoir rien entendu.

La façon dont la victime a pu s’échapper n’est pas précisée. Son violeur avait aussi commis cet acte dégradant, humiliant, d’uriner sur elle.

C’est du côté de la rue de Washington que la victime a été retrouvée et prise en charge par une patrouille. Toute la matinée de dimanche et encore l’après-midi, la police scientifique a procédé, dans le magasin, au prélèvement de toutes ces traces qui serviront de preuves. L’état actuel de la victime n’est pas connu.

Les voisins se désolent aussi pour le gérant habituel du night-shop “qui n’a rien à se reprocher. Comme on le connaît, il doit être effondré d’apprendre ce qui s’est passé en son absence”.

Gilbert Dupont