Herman Van Holsbeeck fête ses dix anscomme manager du RSCA : “Mesvrais amis, je les ai connus après notre 3e place”

Le 15 juin 2003, Anderlecht nommait Herman Van Holsbeeck comme son nouveau Manager Général. Dix ans plus tard, jour pour jour, Van Holsbeeck fait le bilan. “J’ai gagné six titres, obtenu trois deuxièmes places et une troisième place. C’est après cette troisième place – en 2011 – que j’ai connu mes vrais amis.”

Vous aviez succédé à un monument comme Michel Verschueren. Ce n’était pas évident.

“J’avais appris le métier avec Vermeersch au RWDM et avec Vets au Lierse. De Vermeersch, j’avais appris que s’il n’y a pas d’argent, il faut en faire. Ici, j’ai immédiatement été endoctriné par Roger Vanden Stock, dont la devise était : ‘Vivre et laisser vivre.’ Il faut penser à l’intérêt général du football.”

Vous avez changé le style de la maison.

“Je constatais qu’à Anderlecht, tout tournait autour d’une personne  : Michel Verschueren. Il a été fantastique pour ce club, mais moi, je me suis entouré de jeunes spécialistes qui sont plus forts que moi dans leur branche et j’ai développé le club.”

Quelles sont encore vos ambitions, après dix ans à la tête de ce club  ?

“Je suis dans ma dernière ligne droite. Je n’ai qu’un budget de 40 millions. Au niveau international, on doit rivaliser avec des budgets de 150 millions. En Europe, on occupe la 250e position au classement des budgets. Quand j’ai commencé, on était 15e dans ce même ranking. Malgré cela, je veux montrer qu’on signifie encore quelque chose. Cette saison, on a failli se qualifier pour le second tour de la Ligue des Champions. Je n’ai plus dû regarder ma montre après cinq minutes de jeu en me disant : ‘Quand siffle-t-il la fin du match ?’”

Comment attirer des joueurs du niveau de la Ligue des Champions  ?

“En misant sur les jeunes. Aussi bien à Viareggio qu’à l’Aegon Cup, on a montré qu’on représente le top en Europe. Je ne vais plus transférer des joueurs moyens qui sont trois fois moins forts que nos jeunes. Cela a trop souvent été le cas dans le passé. Aucun problème  : je fais mon mea culpa à ce niveau-là.”

Cette saison-ci, cela a chauffé.

“Si on n’avait pas été champion, je sais ce qui m’attendait. Van den Brom aussi. Finalement, John a rapporté 30 millions. D’abord, il a qualifié Anderlecht pour la C1 contre Limassol, puis il nous a qualifiés en étant champion.”

Est-ce le meilleur de vos quatre entraîneurs  ?

“Difficile à dire. Broos a été la victime de son choix entre Zetterberg et Baseggio. Il estimait qu’ils ne savaient pas jouer ensemble. Vercauteren avait beaucoup de qualités, mais je regrette la façon dont le divorce s’est produit. Je crois qu’il en a tiré des leçons. La même chose vaut pour van den Brom. On lui a dit qu’il devait réagir différemment envers les arbitres et il a avoué son erreur.”