Mission impossible : protocole fantôme. Un quatrième opus invraisemblable mais d’une efficacité remarquable

CINÉMA RÉSUMÉ. Considérée comme responsable d’un attentat qui a détruit le Kremlin, l’agence Mission Impossible (IMF) est démantelée. Le président lance alors l’opération Protocole Fantôme, laissant Ethan Hunt seul à lui-même. Privé de ressources et de renfort, il doit retrouver le responsable de l’attentat, qui est désormais en possession des codes nucléaires avec la ferme intention de les utiliser pour provoquer une guerre cataclysmique…

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NOTRE AVIS. L’un des mérites de la saga Mission : impossible, c’est sans conteste la volonté de Tom Cruise d’apporter un cachet particulier à chacun des films en confiant la mise en scène à des réalisateurs différents. Après Brian De Palma, John Woo et J.J. Abrams, c’est à Brad Bird qu’incombe la mission de filmer les nouvelles aventures d’Ethan Hunt. Brad qui ? Si vous vous demandez quel drôle d’oiseau se cache derrière ce nom, il s’agit tout bonnement du réalisateur de deux des meilleurs films de la décennie écoulée. Sauf qu’il s’agissait de dessins animés, tournés sous la bannière de Pixar : Les indestructibles et Ratatouille.

Avec Mission : impossible 4, Brad Bird signe son premier film avec comédiens. Et, pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ! Lorgnant du côté des Indestructibles, il filme ses scènes d’action comme il le ferait pour un film d’animation, en se libérant de toutes les contraintes physiques et en accumulant les plans les plus insensés. Bien sûr, c’est invraisemblable de A à Z, mais le brio de la mise en scène et la petite dose d’humour nécessaire (par l’entremise du personnage de Simon Pegg) nous font gober les situations les plus énoooormes.

Durant plus de deux heures, Brad Bird enchaîne les morceaux de bravoure (notamment une poursuite en voitures… en pleine tempête de sable) et les séquences de suspense qui mettent les nerfs des spectateurs à rude épreuve (Tom Cruise escaladant un building en verre de Dubaï). Si on ajoute un casting impeccable et une musique nerveuse, utilisant à bon escient le générique mythique de Lalo Schifrin, tous les ingrédients sont réunis pour nous scotcher dans notre fauteuil.

Hormis quelques défauts (l’explosion du Kremlin, dont les effets spéciaux sont trop visibles), on est face au blockbuster de ces fêtes de fin d’année !

Frédéric Seront

Tom Cruise espère bien retrouver les sommets du box-office avec ce nouvel opus des aventures d’Ethan Hunt. UPI