Dans tous les bons coups, le fils de Michel n’a été battu que par Dillier

FLÈCHE ARDENNAISEHERVE Tom Dernies a ajouté une nouvelle place d’honneur de référence, hier. Le pro de Wallonie-Bruxelles a été un des grands acteurs de la Flèche Ardennaise et aurait mérité d’enfin décrocher ce grand succès derrière lequel il court. Mais il a échoué de peu à la deuxième place, battu que par Sylvan Dillier. Un sacré client, vainqueur cette année du Tour de Normandie, d’une étape du Triptyque Ardennais, lauréat l’an passé d’une étape du Tour de l’Avenir.

“Je ne le connaissais pas, mais j’avais vu qu’il était assez à l’aise dans les relais”, raconte Tom Dernies. “Au début, je pensais qu’il se sacrifiait pour Vliegen (le Liégeois était aussi dans la bonne échappée d’une dizaine d’hommes, tout comme les autres Wallons Anciaux, Carnevali, Pestiaux et Vallée). Dans le final, il y a toujours un petit faux plat où tout le monde se regarde toujours, et j’ai décidé d’anticiper le sprint. Dillier m’a suivi et Anciaux a bien bloqué derrière. Mais Quand j’ai vu les grosses cuisses de mon adversaire, j’ai compris que c’était un sprinter et que cela allait être difficile.”

Pas trop déçu de passer à nouveau si près d’une victoire dans une épreuve UCI (1.2) ? “Non, je suis quand même très content de ma course”, répond le fils de l’ancien pro Michel Dernies, qui confirme de plus en plus.

De son côté, Loïc Vliegen savourait la victoire de son coéquipier de BMC Development Team. “C’est super”, clame celui qui s’est classé 5e, juste devant Carnevali et derrière Anciaux.

Comme le veut souvent la tradition avec les vainqueurs de la Flèche Ardennaise, on devrait reparler de ce Sylvan Dillier. “Un très bon coureur”, juge son directeur sportif Rik Verbrugghe. “Il y a un mois, Jim Ochowicz m’a demandé quel coureur de notre formation était prêt à faire le bond dans l’équipe pro et j’avais déjà avancé le nom de Sylvan Dillier. On lui a donc fait une proposition. Mais ce n’est pas encore signé.”

J. Gil.