Daniel Evrard et Maurizio Delmenico ont été déboutés. Les attendus sont parfois cinglants

En octobre 2012, le dossier D’Onofrio-Delmenico a été fixé devant la chambre du conseil. Quelques jours avant, Daniel Evrard (agent de joueurs) et Maurizio Delmenico (ancien membre du conseil d’administration du Standard) ont introduit des demandes de devoirs d’enquête complémentaires. Le juge d’instruction les a refusés.

Les deux inculpés ont évidemment fait appel et ces demandes ont été examinées par la chambre des mises en accusation qui a rendu son arrêt, également ce lundi. Elle a donné raison au juge Richard dans les deux cas.

Mais le plus cocasse dans cette partie de la procédure est à lire dans les attendus de la chambre des mises pour justifier sa décision.

Ainsi, par exemple, les magistrats ont expliqué à un avocat comment il devait utiliser son ordinateur pour pouvoir lire le DVD reprenant tout le dossier.

Les magistrats se sont également étonnés de certaines demandes. Ainsi, l’une d’entre elles visait à obtenir des pièces qui, en juin 2010, avaient été saisies lors de perquisition à Lugano, en Suisse.

Les policiers helvètes avaient en effet saisi des milliers de pages qui avaient ensuite été triées avant d’être théoriquement renvoyées en Belgique.

Mais sur place, un avocat belge s’était opposé à la transmission de ces pièces qui finalement ne sont jamais arrivées. Il est d’ailleurs piquant de constater que l’avocat qui s’était opposé à cette transmission est le même que celui qui demande les pièces aujour- d’hui…

Signalons également qu’un des inculpés a demandé que l’on envoie une commission rogatoire en Espagne. Son but, prouver que le système financier utilisé par les inculpés l’était depuis des années (apparemment depuis la fin des années 80) par les clubs espagnols.

J.-M. C.