Trois prévenus au profil différents s’étaient rencontrés dans un café

TRIBUNALLOUVAIN-LA-NEUVE Dans la nuit du 2 au 3 septembre 2012, trois clients d’un café de Louvain-la-Neuve ont eu l’attention attirée par la générosité d’un autre consommateur. Il payait des verres sans trop se faire prier et, lorsqu’il a quitté l’établissement, le trio l’a suivi pour le détrousser.

Et comme il n’avait pas autant d’argent qu’escompté, ils l’ont frappé et poussé dans sa voiture, un des voleurs s’installant derrière le volant.

Les deux autres ont suivi dans la BMW de Mathieu. C’est David qui conduisait la voiture volée, et qui a largué le propriétaire en pleine nuit, le long de la Nationale 4.

La bande, filmée par les caméras d’une station-service, a été très rapidement arrêtée. Hier, le tribunal a sanctionné le trio en relevant l’extrême gravité des faits et le traumatisme que ce type d’agissements peut engendrer pour la victime.

Les peines ont été individualisées en tenant compte de l’implication, de la personnalité et des antécédents de chacun des prévenus.

Matthieu, qui n’a pas d’antécédent et a indemnisé totalement le préjudicié, bénéficie d’une suspension probatoire du prononcé. À condition de ne plus commettre d’infraction dans les trois ans et de continuer la thérapie qu’il a déjà entreprise, il n’entendra plus jamais parler de cette soirée durant laquelle il s’est laissé entraîner par les deux autres. Sa BMW est en tout cas confisquée par la justice.

David, lui, a déjà des antécédents judiciaires. De plus, il n’a pas respecté totalement les conditions qui étaient mises à sa libération. Il écope dès lors de deux ans de prison, assortis d’un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive. Pour en bénéficier, il devra suivre un traitement contre son assuétude à l’alcool, et s’abstenir de fréquenter les débits de boisson durant trois ans.

Louis est aussi un récidiviste aux multiples antécédents. Mais il a respecté les conditions de sa remise en liberté, et ses regrets paraissent sincères : il s’en tire avec une peine de travail : 350 heures.

V. F.