Joost Van Cauwenberge se bat au volant de son Toyota Hilux

Des cailloux, du sable et du vent. À quelques kilomètres de la côte atlantique où les vagues s’écrasent sur des falaises abruptes, l’Africa Eco Race en termine avec sa 5e étape. Une liaison de 330 kilomètres avec soleil couchant de face et l’océan à droite mène la gigantesque caravane vers Dakhla pour une journée de repos largement méritée avant l’entrée en Mauritanie, vendredi.

S’extirpant de son Toyota Hilux blanc, lunettes de soleil éternellement vissées sur le nez, le grand Flandrien n’apprécie pas l’exercice de l’interview. S’il est revenu en Afrique, un an après avoir participé au Londres-Le Cap, c’est surtout pour prendre du plaisir, en compagnie des quelques amis proches qui lui servent d’équipiers. Mais depuis Nador et l’entrée sur le continent noir, l’industriel courtraisien n’a pas vraiment été à la fête. “Non, je ne m’amuse pas”, grogne-t-il. “Pour diverses raisons, je n’ai pas encore eu une étape claire. Après les chutes de motards, les vitres latérales, j’ai eu droit, aujourd’hui, à ma journée crevaison… De plus, en arrivant à l’assistance, en milieu de spéciale, les roues n’étaient pas prêtes et je suis donc reparti ave une seule roue de rechange...”

Se passant la main sur la bouche et la barbe, il partage une autre confidence. “J’ai vraiment une voiture pour gagner ce rallye. Dommage que je n’ai pas eu le temps de la prendre en main, puisqu’elle n’a été terminée que la veille du départ. Si j’avais su qu’elle était si sportive, je me serais mieux préparé physiquement. Je souffre vraiment en fin de spéciale pour maintenir le rythme. Heureusement, ici sur l’Africa Eco Race, les étapes chrono dépassent rarement les 400 kilomètres. Car je crois que je ne tiendrais pas le coup. Finalement, je me rends compte que c’est trop dur pour un épicurien de 53 ans...”

Car outre l’automobile et les grands défis sportifs, Joost Van Cauwenberge aime les bonnes tables et le bon vin. La preuve, il vient récemment d’acquérir, avec un ami, un château dans le bordelais… “C’est mon péché mignon, tout comme, d’ailleurs, ce type de grande et belle aventure entouré de mes amis. Cela me rappelle le Dakar dans les années 90...”

Joost Van Cauwenberge dit ne pas s’être assez préparé pour l’Africa Eco Race.F. Beguin