Sur fond de crise sociale et financière, ce film se veut un rien trop moralisateur

COMÉDIE DRAMATIQUE RÉSUMÉ. Georges, un patron de chantier naval, est lâché par sa banque. Sur fond de crise sociale et financière, veuf de surcroît, il devra se battre jusqu’au bout pour tenter de sauver l’entreprise qu’il a passé sa vie à construire.

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Notre avis. Au début, tout va bien. Daniel Auteuil, qui campe un type honnête qui construit des bateaux, est heureux. Les commandes tournent, il est content, il fait même un beau discours à ses employés. Et puis, très vite, on tombe en enfer quand son affreux banquier ne veut plus le soutenir. Ses amis ? Ils sont incapables de l’aider. Son meilleur pote s’immole même par le feu quand sa menuiserie tombe en faillite. C’est encore plus l’angoisse quand Georges, aculé, est obligé de fermer sa succursale. Ses employés, devenus haineux, l’obligent à trouver des fonds pour leur payer des indemnités complètement démesurées. À ce point-là du film, on suffoque avec Georges qui se trouve littéralement au bout du scotch. Partout, c’est la déprime : dans le film et dans la tête du téléspectateur, gagné par cette marée de crise sociale dans laquelle pataugent les personnages.

Mais ce film , au-delà du message qu’il veut faire passer, provoque un réel sentiment d’embarras, qui atteint son paroxysme quand Georges croit trouver une solution en Russie. Une parenthèse somme toute inutile à la progression de l’histoire. Résultat, la morale de l’histoire, c’est quoi ? La crise, c’est moche, ça détruit des vies et ça rend les gens violents.Lud. N.

La mer à boire

Comédie dramatique

Réalisé par Jacques Maillot

Avec Daniel Auteuil, Maud Wyler, Yann Tregouët

Durée : 98 minutes

Daniel Auteuil, se demandant comment il va bien pouvoir se sortir de sa misère. UDREAM