Le procureur général requiert 37 mois de détention ferme contre un bijoutier

COUR D'APPELBRAINE-L’ALLEUD Le procès du home-jacking qui a précédé le hold-up de la bijouterie Druyts, à Braine-l’Alleud, a repris devant la cour d’appel.

Pour mémoire, le 28 octobre 2011, un homme s’est fait ouvrir la porte du domicile privé de la gérante, en se faisant passer pour un postier, avant de permettre à trois complices de s’engouffrer au domicile de la principale victime et de son compagnon.

Pris en otage, le couple a été dévalisé de près de 300.000 € en argent liquide mais surtout en brillants, en diamants et en rubis.

Puis, le 2 décembre 2011, une autre attaque sera perpétrée en région bruxelloise, selon un modus operandi fort semblable. Les braqueurs semblaient priser des véhicules du même type, soit de puissantes Audi.

Certaines écoutes ont d’ailleurs trahi Pascal J., 44 ans, et sa compagne, Christine H., 46 ans, déjà condamnée à six ans en 1990 pour hold-up !

Pour cette seconde agression, elle avait d’ailleurs embrigadé son jeune neveu, Jérémie B., âgé de 21 ans à l’époque. Le quatrième homme, Rachid B., avait également été condamné à cinq ans pour hold-up en 2003.

Le tribunal correctionnel de Nivelles avait condamné ce quatuor à des peines oscillant entre quatre et six ans, sans sursis.

Mais le diamantaire anversois, Axel A., né en janvier 1951, s’en est tiré avec 18 mois ferme pour avoir vendu le coup de Braine-l’Alleud, sans se douter que des violences y seraient perpétrées.

Seule Christine, qui n’avoue que du recel, a relevé appel. Les autres se satisfaisaient du jugement mais pas le parquet, qui a envoyé toute l’équipe à l’étage supérieur.

Dans son réquisitoire, le procureur général a suggéré de monter à 10 ans pour les braqueurs récidivistes. Mais il a surtout ironisé sur les protestations d’innocence d’Axel, qui déclare aujourd’hui avoir droit à un procès équitable, alors qu’il n’avait pas relevé appel !

Le magistrat de l’accusation veut un minimum de 37 mois secs en ce qui le concerne. Arrêt à la fin du mois.

Jean-Pierre De Staercke