La tête la première. Une petite œuvre naturaliste plutôt sympa

DRAME LA TÊTE LA PREMIÈRE RÉSUMÉ. Fascinée par les romans d’un grand écrivain dont elle pense avoir trouvé la trace, Zoé se lance à l’aventure sur les routes dans l’espoir d’une rencontre. Il s’en produit une, mais pas nécessairement attendue, avec un jeune comédien tout aussi insouciant et délicieusement déjanté qu’elle, Adrien.

((;;;

NOTRE AVIS. Ce film est un miracle en soi. Après avoir quitté l’IAD parce que ses “travaux de fin d’études n’étaient pas acceptés”, Emilie Van Elmbt a investi toutes ses économies dans ce projet que personne ne voulait financer. Et il s’est retrouvé sélectionné dans une sélection parallèle du Festival de Cannes. Et maintenant dans les salles.

Les fans de Jacques Doillon (il tient d’ailleurs le rôle de l’écrivain) seront frappés par les similitudes de style avec le cinéaste de 68 ans. Tout est épuré dans ce parcours initiatique et amoureux de deux ados sympas. Tout fleure bon la liberté, les grandes espérances, la vie de tous les jours. Ce cinéma naturaliste-là ne manque pas de charme. Mais n’emballe pas non plus. À part la prestation inouïe de David Murgia, rien ne marque les esprits. C’est gentil, naïf, agréable, prometteur, sympa.

P.L.

La tête la première

Drame naturaliste

Réalisé par Amélie Van Elmbt

Avec David Murgia, Alice de Lencquesaing et Jacques Doillon

Durée 1h32