ESCROQUERIES

Détenu à Moscou, VDW bénéficie de la prescription à Bruxelles

BRUXELLES Un nouveau procès en cause de l’homme d’affaires, Eric Van de Weghe, 43 ans, s’est clôturé hier à Bruxelles par l’extinction de l’action publique par prescription. Celui qui est officiellement aujourd’hui le bras droit du milliardaire russe Suleiman Kerimov répondait de 25 préventions, relatives pour la plupart à des escroqueries.

Tous les autres prévenus ont eux aussi bénéficié de la prescription. Parmi ceux-ci : Max-Olivier Cahen, le fils de feu l’ambassadeur de Belgique à Paris, Alfred Cahen, qui fut le véritable cerveau du ministère belge des Affaires étrangères pendant une trentaine d’années. On comptait aussi l’homme d’affaires liégeois Gabriel Uhoda, l’ancien gendarme Christian Amory et le mercenaire belge Pierre Orosz.

Dans ce dossier, il était question d’armes kazakhes, de mafieux de l’Est, d’ordinateurs pour la Libye, de prestigieuses caves à vin, de détournements au préjudice d’un chef d’État africain et d’un tableau de Paul Delvaux, pas moins…

Le montant cumulé des escroqueries avoisinait le million d’euros, selon l’accusation. La fonction d’indicateur de police qu’occupa Van de Weghe pendant une dizaine d’années n’est probablement pas indifférente au temps qui fut nécessaire pour porter ce dossier devant le tribunal qui a relevé que les faits remontaient à plus de 10 ans.

Néanmoins, la prescription n’exclut pas que des infractions aient été réellement commises. C’est tellement vrai qu’Eric Van de Weghe devra indemniser Gabriel Uhoda, à hauteur de 65.000 euros. Il lui a extorqué un gros acompte pour un Paul Delvaux qui a disparu le jour où il devait être expertisé. Puis, il lui avait proposé de se refaire en prenant part à la vente de deux appartements et de deux caves à vin qui ont tellement voyagé qu’elles ont probablement quitté la planète Terre. Uhoda avait dû s’acquitter de frais divers…

Jean-Pierre De Staercke